
Chers lecteurs,
Dans le présent numéro, vous trouverez six articles récents, sept autres tirés du numéro 3 de Foi et Foyer, paru à l’hiver 1996, ainsi que quelques poèmes, citations, chants et nouvelles récentes.
Pour ce deuxième numéro de nos rééditions, nous aurions normalement dû reprendre le numéro 2, publié à l’hiver 1995. Cependant, celui-ci contenait plusieurs articles liés à l’hiver québécois, alors que le Québec traverse en ce moment une canicule. Aujourd’hui, il fait plus chaud à Montréal (33 °C) qu’à Port-au-Prince, Abidjan, Lomé, Goma ou Paris. Nous avons donc décidé de remettre la publication du numéro 2 de 1995 à plus tard, lorsque les températures s’y prêteront mieux. Nous espérons que le lecteur n’y verra pas d’inconvénient.
Nous avons également adopté une nouvelle approche pour la présentation de ce livret. Au lieu de séparer scrupuleusement les articles récents des articles originaux des années 1990, nous avons choisi de les classer par thème et d’indiquer l’année de publication seulement à la fin de chaque article. Nous espérons que cela rendra la lecture plus agréable et plus fluide. Une table des matières, à la page suivante, devrait vous permettre de vous orienter rapidement dans cette revue, qui est devenue nettement plus volumineuse depuis la dernière publication : 48 pages au lieu de 32.
Autre statistique qui pourrait en intéresser quelques-uns : Foi et Foyer compte désormais environ 450 abonnés, soit par WhatsApp, soit par le site foietfoyer.org, bien que certaines personnes soient abonnées aux deux plateformes. Sachant qu’il y a également des dizaines de personnes sans accès à Internet qui en ont reçu une copie imprimée par un ami, et que le site foietfoyer.org a déjà accueilli plusieurs centaines de visiteurs curieux, dont tous ne sont pas abonnés, il se peut que cette publication touche aujourd’hui entre 500 et 1 000 personnes.
Nous rendons grâce à Dieu pour l’intérêt de chacun. L’aide de Dieu et votre soutien nous récompensent déjà amplement pour les heures passées à écrire, à nous concerter et à coordonner la diffusion de la revue par les divers canaux. Vraiment, Dieu est bon !
Si vous souhaitez que cette revue continue, nous vous invitons à nous écrire : faites-nous parvenir vos commentaires et vos suggestions en vue des prochains numéros.
Sommaire
L’insécurité : quel impact sur l’Église en Haïti ?
J’ai rêvé que Dieu n’existait pas
Mon travail d’enseignante de français
Une mission au Brésil : de Patos à Toledo
Revue trimestrielle d’édification pour les chrétiens francophones
Foi et Foyer
Mot de la rédaction
Swanson, Saskatchewan, 16 juin 2026
Bonjour à tous les lecteurs de Foi et Foyer,
Permettez-moi de me présenter : je m’appelle Bob Goodnough et j’ai tenté de lancer ce journal une première fois il y a plus de 30 ans. Le père de notre frère Hugues m’a été d’une grande aide lors de ce lancement, mais le journal n’a jamais touché un large public ; peut-être n’ai-je tout simplement pas su où trouver ce public ? Je suis très reconnaissant de l’accueil réservé à Foi et Foyer cette fois-ci. Puisse-t-il continuer à se développer.
Qu’est-ce que je cherchais à accomplir ? Rien de grand ni de compliqué. Je voulais simplement allumer un petit feu autour duquel nous pourrions nous rassembler pour nous réchauffer, et où nous pourrions parler de nos vies, de nos espoirs, de nos échecs, de nos chagrins, et de la façon dont Dieu a touché nos vies. Et surtout, je voulais que nous puissions apprendre que nous ne sommes pas seuls dans ce monde froid et sombre.
Pouvons-nous y parvenir ? Nous devons être unis dans la foi, c’est pourquoi il y a de la place pour des articles doctrinaux. Mais n’ayons pas peur de parler avec notre cœur.
Une autre chose dont nous pourrions parler, c’est la meilleure manière de partager l’Évangile avec la multitude de francophones qui nous entourent. Les dernières statistiques montrent qu’il y a environ 396 millions de francophones dans le monde[1], répartis sur tous les continents et dans presque tous les pays. Le français est désormais la quatrième langue la plus parlée au monde.
Le français n’est la langue maternelle que d’un quart des francophones. Cela signifie que le français est devenu une langue-pont qui permet à des personnes d’origines différentes de communiquer entre elles. Une autre statistique indique qu’il y a actuellement 170 millions de personnes, enfants et adultes confondus, qui apprennent le français à l’école.
Je vis dans les prairies canadiennes, dans la province de la Saskatchewan, où les francophones constituent une petite minorité. Pourtant, cette minorité est en plein essor. Ce qui me préoccupe beaucoup, c’est que, la plupart du temps, lorsqu’ils pensent au christianisme, ils pensent à l’Église catholique romaine. Que pouvons-nous faire pour changer cette perception ?
La réponse qui me vient à l’esprit est que je ne peux rien faire ni planifier ni mettre en œuvre par moi-même, pour changer cela. Seul le Saint-Esprit peut accomplir une telle chose. Pourtant, il agit à travers des gens ordinaires comme vous et moi. Il nous pousse de temps à autre à dire ou à faire de petites choses. Il ne nous explique pas comment cela s’inscrit dans son grand dessein ; nous n’avons pas besoin de connaître l’effet de nos paroles ou de nos actes. Lorsque l’Esprit nous montre quelque chose à faire, saisissons cette occasion et laissons Dieu s’occuper de la vision d’ensemble.
Les paragraphes suivants figurent à la fin de l’ouvrage de Jonathan Goforth intitulé « By My Spirit », publié pour la première fois en 1929. Jonathan Goforth fut un missionnaire canadien en Chine de 1888 à 1935. En 1910, il participa à une grande conférence missionnaire à Édimbourg, en Écosse. Voici ce qu’il pensa de cette conférence.
Aucun rassemblement ecclésiastique des temps modernes n’a suscité autant d’attentes. Des responsables missionnaires étaient venus des quatre coins du monde. Beaucoup nourrissaient l’espoir confiant qu’une nouvelle ère s’ouvrait pour les missions. Le thème du dernier jour était : « La base de départ ». Il suscitait des visions de possibilités infinies. Les Églises des pays riches, fortifiées par un puissant réveil du Saint-Esprit, enverraient des hommes aussi qualifiés que l’étaient Paul et Barnabas. Grâce à leurs immenses ressources en hommes et en moyens, le monde serait évangélisé en une génération.
Hélas ! Ce n’était qu’une chimère. Je n’ai jamais éprouvé une douleur et une déception aussi vives que celles que j’ai ressenties ce jour-là. Parmi les nombreux orateurs qui ont pris la parole lors de ce grand rassemblement missionnaire, seuls trois ont mis l’accent sur l’Esprit saint comme facteur essentiel de l’évangélisation du monde. En écoutant les discours ce jour-là, on ne pouvait s’empêcher de conclure que la transmission de l’Évangile à l’humanité perdue était avant tout une question de meilleure organisation, de meilleur équipement, et d’un plus grand nombre d’hommes et de femmes. Les signes ne manquaient certes pas : quelques étincelles de plus auraient pu suffire à provoquer un véritable embrasement. Mais non, renverser l’idole de l’autosuffisance représentait apparemment un prix trop élevé à payer.
Mais, frères, l’Esprit de Dieu est toujours avec nous. La Pentecôte est encore à notre portée. Si le réveil nous est refusé, c’est parce qu’une idole trône toujours ; parce que nous persistons à placer notre confiance dans des projets humains ; parce que nous refusons encore d’affronter la vérité immuable selon laquelle « ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est PAR MON ESPRIT ».
Nous pourrions nous concerter et élaborer un plan quinquennal définissant ce que nous souhaitons que « Foi et Foyer » devienne. Le Conseil de mission pourrait quant à lui établir un plan quinquennal ou décennal précisant le nombre de membres que nous souhaitons avoir dans chaque pays. Le Saint-Esprit se plierait-il à notre plan ? Il vaudra mieux, et ce sera bien moins stressant pour nous, de laisser le Saint-Esprit nous guider comme il le jugera bon.
Puissions-nous placer notre confiance dans la direction du Saint-Esprit pour l’avenir de « Foi et Foyer » ainsi que pour la diffusion et le renforcement de la foi incarnée par l’Église de Dieu en Christ (mennonite).
Frère Bob Goodnough, corédacteur
Rédacteur de la revue de 1994 à 1999
Foi et Foyer
Revue trimestrielle d’édification pour la famille chrétienne
Envoyer toute correspondance à : foietfoyer@gmail.com
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Foi et Foyer n’est actuellement disponible qu’au format électronique (PDF), mais nous vous encourageons à en faire des impressions à distribuer localement, s’il y a des personnes intéressées qui n’ont pas Internet.
Rédacteurs-diffuseurs de Foi et Foyer : Bob Goodnough (Canada), Larousse Constant (Haïti), Blaise Ndiho Kagabo (R. D. Congo), Justin Boko (Bénin), Pascal Ogouma (Togo), Bicler Fils-Aimé (Brésil/États-Unis), Roger Okra (Côte d’Ivoire), Hugues Andries (Québec, Canada).
Famille, enfants et société
L’insécurité : quel impact sur l’Église de Dieu en Christ (mennonite) en Haïti ?
Depuis un certain temps, la nation haïtienne connaît une situation d’insécurité extraordinaire, particulièrement dans la capitale, Port-au-Prince et les zones avoisinantes, le Bas-Plateau Central, ainsi qu’une grande partie de l’Artibonite. Cette situation est née du fait qu’un groupe de citoyens a décidé de prendre les armes pour tuer et chasser la population avec laquelle ils vivaient. Souvent, ils tuent sans raison, pillent des commerces et parfois incendient des biens. Beaucoup de citoyens se demandent quel est réellement l’objectif de ce mouvement, une question qui reste malheureusement sans réponse.
Les déplacements forcés de la population sont devenus une chose presque habituelle : les gens doivent fuir leur maison pour chercher refuge ailleurs, laissant derrière eux une profonde amertume. Chaque jour, des personnes meurent sous les balles, sont kidnappées ou fuient leur domicile. C’est une situation véritablement chaotique.
Cette insécurité entraîne la peur, la misère et la désolation au sein de la population haïtienne. Les déplacements massifs vers des églises, des écoles, des lieux publics, chez des amis ou des étrangers laissent une douleur difficile à apaiser. Beaucoup de déplacés ne peuvent pas retourner chez eux, car les hommes armés détruisent leurs maisons, brûlent leurs biens et parfois les tuent.
Mais la question qu’on doit se poser est : comment cela affecte-t-il l’Église de Dieu en Christ (mennonite) en Haïti ?
Généralement, l’Église compte 28 assemblées[2] réparties dans plusieurs régions du pays :
- À Port-au-Prince et ses environs : 8 assemblées.
- Dans le Centre, l’Artibonite et le Nord : 7 assemblées.
- Dans le Sud-Est : 6 assemblées.
- Dans la Grand’Anse (Ouest) : 7 assemblées.
Les régions directement touchées par l’insécurité généralisée sont :
- Port-au-Prince et ses environs : Blanchard, Cazeau, Ganthier, Fonds-Parisien.
- Plateau Central : Fonmichèl.
- Artibonite : Valheureux, Carnifice, Savanne Care.

Voici une carte des positions approximatives des assemblées en Haïti.
Depuis le déclenchement de cette insécurité, beaucoup de frères et sœurs ont cherché à quitter le pays. Ceux qui en avaient la possibilité sont partis vers les États-Unis, le Canada ou le Brésil. Les autres, qui n’ont pas la possibilité de fuir le pays, gardent toujours l’espoir d’un changement qui malheureusement, tarde à venir.
- Entre février et mars 2024, les membres de l’assemblée de Cazeau ont dû fuir leur maison pour se réfugier ailleurs. Après quelque temps, ils sont revenus, non pas parce que la situation s’était améliorée, mais parce qu’ils ont choisi de s’adapter.
- Entre mai et juin 2024, les membres de l’assemblée de Fonmichèl ont dû se réfugier dans d’autres assemblées ou chez des amis, avant de revenir quelques mois plus tard.
- Le 17 décembre 2023, les membres de l’assemblée de Ganthier ont fui, puis sont revenus après quelques jours. Le 8 mars 2024, ils ont dû repartir à cause d’une nouvelle attaque des gangs, se réfugiant à Fonds-Parisien, avant de retourner chez eux quelques jours après. Mais le 21 juillet 2024, les hommes armés ont attaqué à nouveau, chassant toute la population, pillant et détruisant tout sur leur passage. Depuis lors, ces frères et sœurs n’ont jamais pu retourner chez eux.
- Entre fin mars et début avril 2026, des affrontements entre gangs dans les localités de Sarthe, Terre-Noire et autres, ont forcé les membres de l’assemblée de Blanchard à fuir vers l’assemblée de Cazeau. Depuis lors, ils n’ont pas pu retourner chez eux. Malheureusement, un diacre, Joseph Pierre, a vu sa maison incendiée avec tous ses biens, tandis que d’autres ont vu leurs maisons et leurs biens pillés.
La capitale étant le centre névralgique du pays, les gangs contrôlent toutes les entrées et sorties, ainsi que les routes reliant Port-au-Prince, la capitale, aux autres départements. Cela coupe la connexion entre les régions du pays et la capitale. Toute personne qui veut voyager doit, de toute façon, payer les gangs armés, sinon elle doit rester à la maison. Tout cela entraîne une flambée des prix et une aggravation de la pauvreté.
Ainsi, nous pouvons dire que l’insécurité a un impact majeur sur la vie quotidienne des frères et sœurs de l’Église. Mais nous nous souvenons des paroles de Jésus : « Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » Cela nous assure que, malgré les souffrances et les pertes d’espoir, nous pouvons continuer à affronter les défis avec la force du Seigneur.
Nous croyons que, même si la vie est difficile, Dieu ne nous abandonnera pas. L’Église en Haïti a besoin du soutien de tous dans la prière afin que Dieu continue de veiller sur son peuple. Nous gardons l’espérance et croyons que « nous pouvons tout par celui qui nous fortifie » (Philippiens 4.13).
Frère Larousse Constant, corédacteur
Fonds-Parisien, Haïti (2026)
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L’importance du père
Énoncé du problème
La presse nord-américaine a récemment découvert les conséquences tristes et déplorables des nouvelles mœurs et des familles dites « monoparentales ». Bien part des maux de notre société tiennent sans doute à l’absence du père au foyer. Qu’il s’agisse de la criminalité endémique des quartiers pauvres ou du nombre croissant de mères adolescentes, bien des problèmes pourraient se résoudre si, dans chaque famille, les enfants pouvaient compter sur une présence paternelle. En voici quelques exemples :
Les enfants de divorcés connaissent plus de difficultés, et plus longtemps, que ceux qui ont perdu un parent par la mort. « Question d’image. Le parent disparu demeure une figure forte pour ses enfants, une sorte de modèle. » Lors d’un divorce, au contraire, les modèles en prennent souvent un coup. (L’actualité, Montréal, juillet 1994)
Plus que tout autre facteur ou presque, la présence d’un père biologique au foyer détermine la réussite et le bonheur d’un enfant. La plupart des dérapages sociaux — des garçons armés aux toutes jeunes mères — sont liés à l’absence du père. (U.S. News & World Report, 27 février 1995)
Le divorce affaiblit le rôle de la mère, mais il n’y met pas fin… Le lien entre la mère et l’enfant n’est pas rompu. Le rôle du père, lui, s’interrompt après le divorce… les conditions nécessaires à des soins paternels efficaces — la cohabitation, l’alliance parentale avec la mère — n’existent plus. La masculinité y est traitée comme un obstacle à surmonter. (USA Today, 1ᵉʳ mars 1995)
Quand une société entière en arrive là, il semble presque impossible de rebrousser chemin. Les chrétiens doivent comprendre que les sciences sociales n’ont aucun remède à offrir contre le vide moral et les maux qui sévissent aujourd’hui. Elles parviennent parfois à d’excellentes analyses, mais pèchent par l’indigence des solutions qu’elles proposent.
La solution chrétienne
Dieu s’adresse à nous individuellement, et ce n’est qu’en répondant personnellement à ses exigences que nous pourrons préserver nos foyers chrétiens. Il faut d’abord penser à nos familles — et, en l’occurrence, il ne s’agit pas d’égoïsme. La famille est la cellule de base de la société : si les familles chancellent, la société tout entière vacille. Plus il y a de familles solides, plus l’ensemble de la société est stable. Et comment enseigner à autrui les principes d’un foyer uni et heureux si notre propre famille ne reflète pas nos paroles ?
La plus belle chose qu’un homme puisse faire pour ses enfants, c’est d’aimer leur mère. Bien des hommes s’étonnent de ce que la Bible dit de la soumission de l’épouse envers son mari ; mais ces versets s’adressent aux femmes, non aux hommes. Ne lisons, dans la Parole de Dieu, que ce qui s’adresse à nous, maris et pères, et laissons à nos épouses le soin de méditer les paroles que Dieu, lui, leur adresse.
Fais ta joie de la femme de ta jeunesse… sois en tout temps enivré de ses charmes, sans cesse épris de son amour. (Proverbes 5.18-19)
Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, pendant tous les jours de ta vie de vanité, que Dieu t’a donnés sous le soleil ; car c’est là ta part dans la vie, au milieu de ton travail que tu fais sous le soleil. (Ecclésiaste 9.9)
Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle… C’est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s’aime lui-même. Car jamais personne n’a haï sa propre chair ; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l’Église… C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. (Éphésiens 5.25, 28-29, 31)
Maris, aimez vos femmes, et ne vous aigrissez pas contre elles. (Colossiens 3.19)
Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible ; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie ; afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières. (1 Pierre 3.7)
Les devoirs du mari selon la Bible
1. La cohabitation : elle signifie le partage mutuel des biens et le don de soi, dans la concorde et l’harmonie. Elle exclut toute séparation inutile. La fragilité de l’épouse n’excuse en rien la séparation ou le mépris ; elle offre au contraire l’occasion de témoigner honneur et respect.
2. La connaissance : n’être pas mené par la convoitise ou la passion, mais agir avec discernement, en homme sobre et sage, conscient qu’il lui revient de créer au foyer une atmosphère chaleureuse et affectueuse. Négliger cette sérénité essentielle ne peut que nuire aux prières de l’époux : il en sera distrait, ou peinera à les formuler comme il convient.
3. Le respect : rendre à sa femme l’honneur qui lui est dû, en soutenant son autorité, en protégeant sa personne, en affermissant sa crédibilité, en se réjouissant de sa compagnie, en pourvoyant à ses besoins et en lui accordant la confiance qui convient.
L’époux ne doit nourrir aucune amertume à l’égard de sa femme. Loin d’être blessant en paroles ou en gestes, il sera bon et prévenant.
Les obligations d’un homme envers le reste de sa parenté ne disparaissent pas avec le mariage ; mais les liens nés du mariage doivent primer tous les autres, car ils sont les plus intimes.
Le devoir de l’époux est d’aimer sa femme. Sans cet amour, il abuserait de sa charge de chef de famille. L’amour ardent, pur et sincère de Christ pour l’Église nous est donné en modèle de l’amour du mari pour sa femme. Cette affection demeure constante, malgré les faiblesses et les imperfections de l’Église. De même, jamais un homme sensé ne se haïra pour ses propres faiblesses ; au contraire, il prendra soin de se nourrir et de se vêtir. Ainsi Christ prend-il soin de l’Église, lui fournissant tout ce qui est bon pour son bien-être et son bonheur éternel. Uni à sa femme, l’époux l’aimera d’une affection aussi ardente que celle qu’il a pour lui-même.
Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. (Éphésiens 6.4)
Pères, n’irritez pas vos enfants, de peur qu’ils ne se découragent. (Colossiens 3.21)
La responsabilité du père
Bien que Dieu nous ait donné autorité sur nos enfants, nous ne devons pas en abuser. La colère et le mauvais exemple de parents malavisés sont souvent la pierre où leurs enfants trébuchent. Ne perdez pas patience avec eux, n’exigez rien de déraisonnable, mais conduisez-les avec tendresse et amour. Lorsqu’il faut les avertir ou les reprendre, faites-le toujours de manière à ne pas éveiller leur colère. Occupez-vous d’eux avec prudence et sagesse. Cherchez à les convaincre plutôt qu’à contraindre. Élevez-les dans une discipline bienveillante et juste, afin d’éveiller en eux le sens de leurs devoirs envers Dieu et de les amener à mieux le connaître. Enseignons à nos enfants la crainte du péché, et rappelons-leur leur responsabilité devant Dieu.
Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras. (Deutéronome 6.6-7)
Nous qui aimons le Seigneur Dieu, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour éveiller chez nos enfants l’amour de Dieu, et pour assurer la continuité de la piété dans nos familles. Ce trésor qui nous a été confié, veillons attentivement à le transmettre à ceux qui nous suivront, afin d’en assurer la perpétuité. Saisissons toute occasion de parler en famille des choses divines : non pas de mystères non révélés ni d’opinions personnelles, mais des lois et des vérités claires de Dieu.
Que le foyer chrétien soit un havre au milieu d’une société sans repères, et trop souvent sans vrais pères, battue par les flots de ce siècle : un havre pour nous-mêmes, mais aussi pour ceux qui, autour de nous, aspirent à goûter les bienfaits d’un foyer pieux.
Anonyme, 1996
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Sylvain agit mal
Sylvain et Chantal étaient frère et sœur. Ils n’habitaient pas une grande et luxueuse maison, mais ils avaient de bons parents chrétiens, qui s’efforçaient de les élever dans les voies du Seigneur.
Vous auriez été étonnés de voir leurs jouets, tant ils étaient simples : des jouets faits à la main, ou trouvés pour trois fois rien au marché aux puces. Pour sa fille, Maman avait confectionné plusieurs poupées, dont la préférée s’appelait « Lise ». Elle en avait rembourré le corps de grains de maïs sec et lui avait peint un joli visage, encadré de cheveux en laine brune brodée.
Sylvain, lui, aimait travailler de la scie et du marteau. Papa lui donnait des morceaux de bois, et il en faisait ce que bon lui semblait. Un jour, il récupéra un vieux chariot dont les roues tournaient encore bien, le transforma en petite voiture neuve et la peignit. « Du bon travail ! » s’exclama Papa en lui donnant une tape sur l’épaule. « Continue comme ça ! »
Une autre fois, Sylvain entreprit de construire un voilier. Il venait d’en dresser les mâts et de coudre les voiles, et il attendait que la colle sèche. Après une journée de patience, il se promit d’aller, le lendemain, l’essayer sur le ruisseau de la prairie voisine. Déjà il le contemplait d’un œil admiratif, s’imaginant le voir filer toutes voiles dehors sur l’eau !
À cet instant, sa sœur arriva en courant. « Viens, Sylvain ! Viens ! » s’écria Chantal. « Je viens de trouver… »
Mais Chantal ne finit jamais sa phrase : dans sa précipitation, elle heurta la table sur laquelle reposait le bateau. Patatras ! Le voilier tomba par terre et ses deux mâts se cassèrent net.
Sylvain entra dans une violente colère. Chantal décampa aussi vite qu’elle était venue, son frère sur les talons. « Tu vas me le payer ! » hurlait-il en la pourchassant.
Maman sortit et leur demanda ce qui se passait.
« Je ne l’ai pas fait exprès, sanglotait Chantal. Je suis vraiment désolée. »
« Sylvain, dit Maman, tu dois pardonner. Il n’est pas bien de se mettre en colère ainsi. »
Sylvain bouda en tournant dans la maison. Là, sur le canapé, trônait la poupée favorite de Chantal. « Je vais me venger, marmonna-t-il, et personne ne saura jamais que c’est moi : je ne le dirai à personne. »
Après s’être assuré que nul ne le surveillait, il prit Lise et gagna le jardin. Maman en avait laissé un coin en friche. Il saisit la bêche et creusa un trou dans la terre, douce et humide. Il y déposa Lise. Il se sentait coupable, mais il ne s’arrêta pas, et recouvrit la poupée de terre. « Ça lui apprendra à ne pas casser mes affaires. Les filles sont bien trop maladroites ; elles s’énervent pour un rien. Quelles sottes ! » Puis il rentra terminer son bateau, qui fut bientôt réparé.
Peu après, Chantal se mit à chercher Lise. Bientôt Maman se joignit à elle. À deux, elles fouillèrent partout. Mais on ne trouva point Lise.
« Sylvain, as-tu vu Lise quelque part ? » demanda Maman.
« Je ne suis pas une fille ; je ne joue pas avec des poupées », répondit Sylvain, qui se sentait pourtant fort coupable.
Chantal eut beau pleurer, Sylvain ne livra pas son secret. On finit par abandonner les recherches, et Maman retourna à sa lessive. Puisqu’on ne la trouvait nulle part, Chantal se résigna à jouer avec ses autres jouets.
Quelques jours plus tard, une fine bruine se mit à tomber. La semaine suivante, Maman se remit au jardin. Elle remarqua, au bout du potager, une parcelle d’un beau vert là où elle n’avait rien planté. « Comme c’est étrange », pensa-t-elle.
Elle s’approcha pour regarder. Et que vit-elle ? Du sol surgissait une douzaine de jeunes pousses de maïs, formant la silhouette d’un objet familier. Oui : la silhouette d’une poupée !
Maman resta bouche bée. Des larmes lui montaient aux yeux : elle avait compris ce qu’il était advenu de Lise. Sylvain allait devoir être puni.
Lui non plus n’en croyait pas ses yeux. Il avait cru sa ruse bien dissimulée. Il découvrit ce jour-là combien la Bible dit vrai lorsqu’elle déclare : « Sachez que votre péché vous atteindra » (Nombres 32.23).
Auteur inconnu, 1996
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Mots cachés
Personnages et lieux du Nouveau Testament
Trouvez les mots cachés.
| H | B | A | R | N | A | B | A | S | E | C | T |
| J | E | A | N | C | I | T | I | E | H | I | A |
| A | E | R | R | D | N | C | L | L | M | P | B |
| C | G | A | O | O | R | L | O | O | O | A | I |
| Q | M | A | E | D | I | E | T | L | R | N | T |
| U | L | M | B | E | E | H | L | T | A | H | H |
| E | I | U | N | U | E | O | H | Y | O | S | A |
| S | S | R | C | E | S | E | X | M | D | T | S |
| E | O | A | D | I | L | A | A | I | R | I | I |
| C | N | O | M | E | U | S | M | O | L | R | E |
| A | H | O | M | A | N | S | A | O | Y | E | E |
| R | S | Y | N | E | D | S | U | T | S | E | F |
| ❖ Agabus | ❖ Denys | ❖ Nicolas |
| ❖ André | ❖ Énon | ❖ Rhode |
| ❖ Apollos | ❖ Félix | ❖ Samos |
| ❖ Asie | ❖ Festus | ❖ Siméon |
| ❖ Barnabas | ❖ Hérode | ❖ Tabitha |
| ❖ Barthélemy | ❖ Jacques | ❖ Thomas |
| ❖ Cana | ❖ Jean | ❖ Timothée |
| ❖ Chloé | ❖ Lucius | ❖ Troas |
| ❖ Corneille | ❖ Lydie | ❖ Tyr |
| ❖ Damas | ❖ Marc |
Les lettres restantes forment le prénom du premier martyr.
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J’ai rêvé que Dieu n’existait pas
Le 31 mai 1897. — Aujourd’hui, nous avons lavé les moutons. Je suis allée les chercher au champ avec Papa. En approchant de la maison, on entendait déjà les bêtes des Munro et des Wilson qui descendaient la route. Les Wesley nous ont rejoints avec les leurs, et tous ensemble nous les avons menées jusqu’au ruisseau, à deux kilomètres au sud du croisement.
Une fois là-bas, on les a fait entrer dans un grand enclos triangulaire en rondins, bâti exprès pour l’occasion, dont l’un des angles s’ouvrait sur le cours d’eau.
Les hommes les ont ensuite fait traverser le ruisseau une à une, les ont lavées, puis relâchées sur la route, où elles courraient quelques jours, le temps de sécher, avant la tonte.
Pendant que j’écris ces lignes, j’entends de toutes parts bêler les agneaux et les brebis. Il n’est pas de son plus mélancolique ni plus solitaire que celui d’une brebis qui ne retrouve pas son agneau, ou d’un agneau qui a perdu sa mère.
Mais lorsqu’ils se retrouvent, leur cri devient le plus joyeux et le plus réconfortant qui soit, comme si toute peine était déjà presque oubliée.
Je crois que je veillerai tard ce soir, à guetter l’instant où ces lamentations se changeront en bêlements d’allégresse. Alors seulement je m’endormirai.
Je me dis que cela ressemble un peu à la joie des anges dans le ciel lorsqu’un pécheur repentant trouve Dieu.

Le 1ᵉʳ juin 1897. — Dimanche matin, premier jour de juin. Toute la maisonnée dort paisiblement, et le soleil vient à peine de se lever au-dessus des arbres du fossé. Si je me suis éveillée de si bonne heure, c’est qu’un cauchemar m’a tirée du sommeil et que je n’ai pu me rendormir. J’ai pensé qu’en sortant par ce beau matin, j’échapperais à l’abîme de désespoir qui m’avait engloutie durant mon rêve.
Je raconterai bientôt ce rêve, mais je voudrais d’abord retrouver la paix et sentir Dieu tout près de moi, car rien n’est plus affreux que de se sentir séparée de lui.
Me voici donc assise dehors, sous la véranda, à regarder le soleil monter et à respirer les doux parfums que la nuit répand sur la terre pour qu’elle soit fraîche au matin, quand les gens se lèvent. Quel dommage que les enfants de la ville ne connaissent pas les matins de la campagne !
Les petits agneaux égarés ont tous retrouvé leur mère ; je les vois gambader au bord de la route. On n’imaginerait jamais leur détresse d’hier soir, et les bonnes vieilles brebis semblent avoir entièrement oublié l’inquiétude d’avoir perdu leur petit.
Dans le verger, les oiseaux célèbrent un culte joyeux, tout en chants et en trilles. On dirait qu’ils s’égosillent pour annoncer au monde combien ce charmant matin de juin les rend heureux. Plus loin, dans le pré, chevaux et vaches se lèvent à peine pour une nouvelle bonne journée dans l’herbe. La vieille Nell a tout à fait des airs de grande dame !
Il y a quelque part dans la Bible un verset qui dit : « On ne fera point de mal, et on ne détruira point sur toute ma montagne sainte ; car la terre sera remplie de la connaissance de l’Éternel, comme le fond de la mer par les eaux qui le couvrent. » Voilà à quoi ressemble le monde ce matin. Nul, pourvu d’une âme et d’yeux pour voir, ne saurait contempler la terre par un tel matin sans être convaincu que c’est Dieu qui l’a créée, et qu’il aime ceux qui l’habitent.
Et pourtant, cette nuit, j’ai rêvé que Dieu n’existait pas. Ce n’était qu’un rêve, et me voici de nouveau éveillée, certaine qu’il est plus proche de moi que l’air matinal que je respire ; mais je suis triste à la pensée qu’il doit y avoir des millions de gens et de petits enfants malheureux qui, là-bas dans les pays païens, éprouvent sans cesse la détresse que j’ai ressentie en rêve. Car ils ne savent rien de Dieu.
Dans mon rêve, les enfants n’obéissaient plus à leurs parents et n’en faisaient qu’à leur tête. Personne, du reste, ne se souciait d’eux, et ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes. Les parents se critiquaient les uns les autres, médisaient de leurs supérieurs, manquaient à leur parole et entretenaient sans fin de mauvais sentiments. Les maîtres n’agissaient qu’à leur guise, sans souci de ceux qui pâtiraient de leurs décisions, tout en vivant dans la crainte perpétuelle d’être dominés à leur tour. Chacun redoutait son prochain, et nul n’avait la foi.
Je craignais même Maman, car plus rien de ce qui nous unit ne semblait subsister : l’amour et la tendresse avaient cédé la place à la peur et à la méfiance.
Chacun marchait seul, sans un seul ami.
Je dormais dehors, sur la route, m’efforçant de rester cachée ; je m’étais blottie dans le noir contre l’un des moutons, n’ayant rien trouvé de plus doux. Je croyais que Maman ne m’aimait plus et qu’elle me laissait me débrouiller seule ; et il ne servait à rien de prier Dieu, puisque Dieu n’existait pas.
De tout mon cœur, j’aurais voulu n’être jamais née, et j’espérais mourir bientôt. Car s’il n’y avait pas de Dieu, il n’y avait pas de paradis ; et s’il n’y avait pas de paradis, sans doute n’y avait-il pas non plus d’enfer ; et plutôt que d’être aussi malheureuse, j’aimais encore mieux n’être rien du tout.
C’est alors qu’un mouton a bêlé doucement, et je me suis réveillée. De tous les cauchemars que j’ai faits, celui-ci est de loin le pire. Aucune émotion n’y régnait, rien qu’un désespoir accablant, car il n’y avait nulle issue ni nul recours où chercher de l’aide.
Jamais je n’avais été aussi heureuse de m’éveiller et de découvrir que ce n’était qu’un mauvais rêve. Je ne serais pas surprise que l’enfer consiste justement à être privé de la présence de Dieu.
Je sais que certains, en ce monde, se disent incroyants tout en vivant en sécurité et en paix, parce que d’autres, eux, croient et agissent en conséquence. Mais je pense qu’ils doivent bien sentir, au fond, qu’il existe un Dieu qui veille sur nous, même s’ils ne se l’avouent pas.
Je crois que, lorsqu’il donne la vie à un enfant, Dieu dépose dans son âme le sentiment de son existence. On dit que même les païens pressentent une telle Présence : ils la cherchent sans relâche et tentent d’en connaître la volonté, mais si obscurément et avec tant de doute qu’ils ne goûtent jamais une paix véritable, remplis qu’ils sont des terreurs de leur propre esprit. Je suppose qu’ils éprouvent tout ce que j’ai éprouvé cette nuit dans mon rêve.
Papa est levé, à présent ; il a été surpris de me trouver assise là, sous la véranda. Cela m’a fait du bien de voir son visage empreint de bonté, et de savoir que c’est un homme droit, qui marche dans les voies de Dieu. Cela m’a fait du bien aussi de savoir que Maman est toujours Maman, que son amour nous est acquis et que nous pouvons encore être réunis. Et qu’il est doux d’être assurés de l’amour de Dieu : qu’il est là, tout près, veillant sur nous tous, et qu’aucun de nous n’a à craindre. Je ferais bien, maintenant, de commencer à mettre la table pour le déjeuner. Papa allume le feu.
Mary McKenzie, Waubuno, Canada
Extrait de l’ouvrage When I Was Thirteen, paru sous le pseudonyme de Mary McKenzie et traduit par le frère Pascal Marcelin. Il s’agit du journal intime d’une jeune fille du sud-ouest de l’Ontario, à la fin du XIXᵉ siècle. C’est sous ce nom de plume que Christina Young évoqua sa famille et son pays.
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Pensées choisies
Dieu a promis de venir en aide à notre faiblesse, mais non à notre paresse.
Anonyme
La sainteté n’est pas le chemin qui conduit à Christ ; c’est Christ qui est le chemin qui conduit à la sainteté.
attribué à James H. Aughey (XIXᵉ siècle)
Il est souvent plus facile de combattre pour des principes que de les mettre en pratique.
Adlai Stevenson
Les stoïques disent : « Rentrez au-dedans de vous-même ; c’est là où vous trouverez votre repos. » Et cela n’est pas vrai. Les autres disent : « Sortez dehors et cherchez le bonheur en un divertissement. » Et cela n’est pas vrai. Les maladies viennent. Le bonheur n’est ni hors de nous ni dans nous ; il est en Dieu, et hors et dans nous.
Blaise Pascal, Pensées
Proclamer la Bonne Nouvelle
Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles ! (Romains 10.14-15)
Mon travail d’enseignante de français, de janvier à mai 2026
Aujourd’hui, j’ai le privilège d’écrire un article dans ma langue maternelle pour le Courrier fraternel, Foi et Foyer. En effet, le français est la langue que je parle avec le plus d’aisance, bien que je parle aussi l’anglais couramment.
Je suis une sœur dans l’Église depuis août 2007. Je suis entrée en contact avec l’Église dans la province de Québec, au Canada, à l’âge de 47 ans, onze ans après avoir été convertie. Le Seigneur ne m’a pas dirigée tout de suite après ma conversion vers Son Église. J’ai d’abord rejoint une Église pentecôtiste pendant deux ans, puis une petite Église baptiste indépendante pendant onze ans, toutes deux situées dans la ville de Québec[3].
J’ai dû quitter cette dernière après y avoir subi des abus spirituels et psychologiques de la part du pasteur, qui, en réalité, n’était qu’un ouvrier trompeur. Gloire à Dieu, Il m’a délivrée de cette secte de perdition et m’a conduite dans Son Église, où j’ai pu recevoir les tendres soins et l’amour de mes frères et sœurs, et retrouver la joie de vivre pour Dieu. C’est donc à Roxton Falls, au Québec, où se trouve l’Église, que j’ai ensuite élu domicile en juillet 2006.
En janvier de l’année en cours, une occasion hors de l’ordinaire s’est présentée à moi par l’entremise de la Société évangélique de bibles et traités[4] : aller en France enseigner le français à un couple anglophone originaire du Manitoba et actuellement établi en France, plus précisément à Ronchin, petite commune dans la banlieue de Lille, ville historique. C’est là que la mission a pignon sur rue depuis novembre 2023.

Les missionnaires sont là pour distribuer des traités et ils ouvrent leur porte à toute personne intéressée à assister au culte du dimanche. Pour le moment, les missionnaires accueillent le dimanche après-midi un jeune homme burundais du nom de Vanel, qui est à Lille pour des études de maîtrise, et surtout pour faire connaître la Bonne Nouvelle du salut en Jésus-Christ.
J’étais logée à trente minutes de marche de la mission et je faisais ce trajet énergiquement deux fois par jour, ce qui me permettait de rencontrer d’autres piétons, de découvrir la faune et la flore de cette région du nord de la France, qu’on appelle le Pas-de-Calais, et d’observer certaines habitudes de la vie quotidienne des Français, ainsi que les maisons où ils vivent.
Le matin, je me rendais à la mission pour enseigner le français parlé à Verle et à Gloria Warkentin. À vrai dire, je ne suis pas enseignante de profession. C’est quelque chose que je fais maintenant bénévolement pour me rendre utile à l’œuvre de Dieu avec les talents qu’Il m’a donnés. En plus, pour joindre l’utile à l’agréable, cette merveilleuse occasion m’a permis d’échanger le rude hiver québécois contre un climat plus doux pendant les trois premiers mois de l’année.
Mon séjour dans ce pays francophone, d’où les Québécois tirent leurs plus anciennes racines, a été très enrichissant et me donne le goût d’y retourner. J’espère qu’un jour pas trop éloigné, une Église de Dieu en Christ, mennonite, aura aussi pignon sur rue dans le pays de mes ancêtres.
Alors que j’étais à Ronchin, en train de jouer mon rôle de professeure privée de français, une autre porte, encore plus attrayante, si j’ose dire, s’est ouverte devant moi d’une façon tout à fait inattendue, et nullement planifiée avant mon départ pour l’Europe en janvier.
Le 2 avril, je me suis retrouvée à l’aéroport de Bruxelles, en train de monter à bord d’un Airbus qui allait m’amener en Afrique, plus précisément en Côte d’Ivoire, pour y passer presque huit semaines. Mes compétences, quoique je sois loin de me considérer comme une experte en la matière, ont été utilisées cette fois-ci dans un environnement très différent de la France, dans une ville située au centre de la Côte d’Ivoire, appelée Toumodi.
C’est là que vit un autre couple missionnaire anglophone, Greg et Jessica Dyck, ainsi que leur petite fille Scarlett, originaires de la Colombie-Britannique. Ils sont les responsables de la mission et de l’église à Toumodi, ainsi que de l’église à Affouékro, petit village retiré dans la brousse.

Mes occupations en Côte d’Ivoire étaient similaires à celles que j’avais eues en France, mais bien sûr, l’environnement était complètement différent, de même que les gens, les paysages, la culture, la nourriture, les bruits, le climat, etc. J’ai été plongée dans cet univers coloré et vibrant, où je me suis sentie en sécurité, bien accueillie et respectée par le peuple ivoirien.
Que de merveilleux souvenirs je garde de mon passage en Afrique de l’Ouest ! J’ai eu l’occasion de rencontrer les deux autres couples missionnaires qui œuvrent à répandre la Bonne Nouvelle dans les villes d’Abidjan et d’Arrah, ainsi que dans le village de Yaffo, où se trouvent des Églises de Dieu en Christ (mennonite).
Mais c’est surtout avec les membres qui fréquentent l’église de Toumodi et celle d’Affouékro que j’ai pu créer des liens plus chaleureux, car je les voyais au minimum deux jours par semaine. C’est avec le cœur serré que j’ai dû laisser derrière moi ces deux pays charmants et ravissants, de même que tous les chrétiens qui m’ont inspirée, par leur attachement à Dieu et à Jésus, à marcher plus intimement avec mon Sauveur bien-aimé.
Sœur Marie-Josée Jacques
Roxton Falls, Québec (2026)
P.-S. Requête de prière :
Priez pour mon fils de 40 ans, qui s’appelle Daniel Kaiko Jacques. Il est prisonnier de cette secte mentionnée plus haut depuis l’âge de neuf ans, et je ne l’ai plus revu depuis vingt ans.
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Le prix du péché
Le péché t’en apprendra plus
que tu n’aurais jamais voulu en savoir.
Le péché t’entraînera plus loin
que tu n’aurais jamais voulu aller.
Le péché te coûtera plus cher
que tu n’aurais jamais pensé payer.
Le péché te retiendra plus longtemps
que tu n’aurais jamais voulu rester.
Ce court poème m’a été envoyé il y a de nombreuses années par le frère Stewart Loomis. J’en ignore l’auteur ; peut-être l’avait-il lui-même composé. Je vous en propose ici une traduction française.
Frère Bob Goodnough (2026)
Une mission au Brésil : de Patos à Toledo
« Vous êtes affectés à Patos, au Brésil ! » Quelle émotion d’avoir enfin une destination, après y avoir pensé et prié pendant des mois ! Nous pouvions nous préparer à partir en janvier 2023.
Par une journée très pluvieuse — si pluvieuse qu’il était difficile de garder au sec les derniers effets que nous mettions dans le conteneur — nous avons chargé nos biens terrestres. Puis, un matin de bonne heure, nous avons pris l’avion.
Nous avions des appréhensions, bien sûr. Un Haïtien et une Américaine appelés à servir comme missionnaires au Brésil : serions-nous capables de bien communiquer ? Pourrions-nous remplir notre place comme il convenait ? On nous avait dit qu’avec l’aide de Dieu et celle des membres sur place, nous le pourrions. On nous avait aussi encouragés à leur faire confiance et à dépendre d’eux. Nous étions loin de savoir à quel point cela deviendrait nécessaire.
À notre arrivée, nous avons été très bien reçus par tous. Le pays nous rappelait tellement certains endroits d’Haïti qu’il nous semblait déjà un peu familier. Mais il faisait chaud — très chaud — et, pour moi (Charlotte) surtout, ce fut difficile. Il y eut aussi une adaptation pour les voisins, ainsi que pour les frères et sœurs de l’assemblée : le couple que nous remplacions avait quatre enfants, tandis que nous n’en avions pas encore, même si nous attendions un bébé pour le mois de juin.
Pour mon mari, Bicler, la difficulté principale fut d’assumer les responsabilités liées aux cultes. Comme il y avait peu de frères sur place, il devait souvent diriger les chants, aider aux discussions de l’école du dimanche, puis apporter une courte exhortation chaque dimanche. Il a dû apprendre à prendre sa place. Nous avons aussi eu le privilège de donner une classe de doctrine à un fidèle auditeur, et, juste avant notre départ, nous avons eu la joie d’assister à son baptême. Ce fut un moment très précieux.
Les gens étaient très amicaux. Nous aimions beaucoup aller en visite. Le soir, plusieurs étaient assis sur leur galerie ou sur des chaises devant leur maison. Ils nous accueillaient volontiers, et nous nous asseyions dehors pour passer du temps avec eux. Dona Coca, une chère sœur âgée, ainsi que sa famille, sont devenues comme notre famille. Nous pouvions nous arrêter chez eux quand nous voulions, et bien des soirées nous trouvaient assis dehors, devant leur maison, à converser paisiblement.
En juin 2023, nous avons accueilli une petite fille dans notre famille. Ce fut un temps très spécial, que nous n’oublierons jamais. Notre petite Paraibana ! Les membres l’ont reçue comme l’une des leurs. Si seulement elle pouvait se souvenir de tout l’amour dont elle a été entourée là-bas, elle en serait bénie toute sa vie. Une chère sœur venait d’abord plusieurs fois par semaine, puis chaque semaine, pour nous aider à nettoyer la maison. Nous l’avons beaucoup apprécié, car la maison était grande — il faut se rappeler que la plupart des missionnaires avant nous avaient eu trois, quatre ou cinq enfants avec eux !
Mes parents sont venus nous visiter en août, peu après la naissance du bébé. Nous avons eu la joie de faire avec eux un voyage à la mission d’Acaraú, puis au Ceará, afin de visiter un couple qui avait manifesté un certain intérêt pour l’Église.
Bicler avait plusieurs tournées de distribution de traités. Parfois, je l’accompagnais, simplement pour changer un peu d’air. À d’autres occasions, il amenait avec lui un jeune garçon, ou encore l’auditeur qui fut baptisé plus tard.
Nous avons aussi passé là-bas un Noël et un Nouvel An très mémorables avec tous. Nous sommes allés chanter des cantiques chez les membres, leurs amis et leurs familles. Nous avons visité une résidence pour personnes âgées, où nous avons chanté et partagé une collation avec les résidents. Nous avons aussi passé un beau moment avec les membres, échangeant des cadeaux et attendant ensemble le passage à la nouvelle année.
En mars 2024, après avoir consulté différents médecins au sujet d’une plaie à mon pied, nous avons enfin rencontré un médecin qui a demandé une biopsie. Le résultat a révélé qu’il s’agissait d’une forme rare de mélanome, sans mélanine. Que faire maintenant ?
C’est alors qu’il nous a fallu nous appuyer d’abord sur Dieu, puis sur les frères et sœurs sur place, sur le comité de mission, et sur les conseils d’autres personnes. Nous ne voulions pas partir. Nous commencions enfin à nous sentir bien à Patos. Nous avions plusieurs projets en tête, et nous aimions les membres ainsi que les contacts que nous avions. Pourtant, la direction semblait claire : il fallait nous rendre à Goiânia pour y passer trois mois dans une maison de mission inoccupée et recevoir des soins médicaux, car les possibilités y étaient meilleures.
Ainsi, après une fin de semaine de mariage, suivie le soir même du baptême déjà mentionné, nous avons fait nos bagages et sommes partis. Ce fut très abrupt, bien différent de la manière dont nous avions imaginé la fin de notre séjour à Patos. Nous avons laissé quelques affaires sur place et avons emporté ce que nous pouvions dans nos valises. Je pensais que nous reviendrions peut-être, mais sans en être certaine.
Un nouveau chapitre s’ouvrait donc dans notre vie missionnaire — un chapitre moins agréable, du moins sur le plan personnel. Le 17 avril, j’ai dû subir une opération pour enlever le mélanome. Une grande partie de mon talon a dû être retirée, et je n’ai pas pu m’appuyer sur ce pied pendant trois mois. Nous avons encore une fois dépendu de l’aide des autres : une sœur venait nettoyer la maison, une autre est venue vivre avec nous pendant quelques semaines, et ma mère est venue m’aider pendant deux semaines.
Dieu a accompli un miracle : mon talon s’est reformé. Pendant notre séjour à Goiânia, nous avons appris à mieux connaître les auditeurs et les membres de l’assemblée. La conduite en ville était impressionnante, parfois même effrayante. Nous avons eu un accrochage avec une motocyclette. Le motocycliste était clairement en tort, mais nous avons tout de même dû faire réparer la voiture. Heureusement, personne n’a été gravement blessé.
Nous avons aussi noué d’autres amitiés. Nous espérons avoir touché quelques vies, même s’il nous semble que ce sont surtout les autres qui ont touché la nôtre. Bicler a commencé à installer des présentoirs de traités dans autant d’endroits que possible. Nous avions un excellent médecin et nous nous sentions bénis à bien des égards. Malgré cela, ce n’était pas facile. Nous repensions souvent à Patos, nous demandant si nous reverrions un jour les frères et sœurs de là-bas, tandis que les rendez-vous médicaux et les examens se succédaient. Les résultats continuaient toutefois d’être bons, ce qui nous remplissait de reconnaissance.
Finalement, mon médecin m’a donné l’autorisation de partir. Mais où devions-nous aller ? Notre terme missionnaire n’était pas encore terminé.
À la fin de juillet, nous avons eu le privilège de passer une fin de semaine à Toledo, dans le sud du Brésil, à l’occasion du mariage de membres haïtiens. Nous y étions déjà allés une fois. Allait-on nous envoyer là-bas ? Eux aussi avaient besoin d’un missionnaire. Mais Patos avait également besoin d’aide, et sans doute d’autres endroits aussi.
Puis l’appel est venu : nous devions aller à Toledo.

Cette fois-ci, il s’agissait de servir auprès de membres haïtiens établis au Brésil. Nous pouvions bien nous reconnaître en eux : nous aussi étions des étrangers dans un nouveau pays. Pourtant, il y avait aussi beaucoup d’inconnues. Il n’y avait pas de maison pour les missionnaires. Nous avons donc passé les premières semaines dans un logement Airbnb, le temps que les choses se mettent en place et qu’un lieu d’habitation soit trouvé.
Finalement, nous avons pu emménager dans notre troisième maison depuis le début de notre terme missionnaire : une petite maison agréable, sur la Rua Marianna Zaneti, non loin de plusieurs membres. Après les ajustements nécessaires, nous nous sommes aussi attachés à cet endroit.
Au début, Ester ne voulait pas serrer la main aux membres. Mais peu à peu, elle s’est attachée à eux. Elle finissait par se tenir près de la porte de l’église, attendant l’arrivée de ses amis et des personnes qu’elle connaissait. Elle les aimait beaucoup.
À Toledo, il y avait davantage de frères pour aider dans les services. L’assemblée, composée de vingt-six membres venus d’Haïti, avait surtout besoin d’aide dans l’apprentissage du portugais, dans l’enseignement des doctrines fondamentales de l’Église, ainsi que dans divers conseils pratiques liés aux situations qui se présentaient. Nous nous sommes souvent sentis inadéquats. Pourquoi nous avait-on placés là pour conseiller les autres ? Ils auraient vraiment eu besoin d’un prédicateur. Mais nous avons fait notre petite part, selon la mesure que Dieu nous donnait, et nous avons aidé là où nous le pouvions.
Ester — et sa maman aussi — ont appris ce que c’était qu’un séjour à l’hôpital au Brésil, lorsqu’elle a dû y passer quelques jours à cause d’un furoncle infecté. J’ai également eu quelques problèmes semblables. Nous avons donc appris à connaître les médecins de Toledo, tout en continuant mon suivi médical pour le cancer à Cascavel, une plus grande ville située à environ quarante-cinq minutes ou une heure de route.
Nous avons eu le privilège de vivre un autre mariage pendant notre séjour à Toledo. La future mariée a logé chez nous pendant les deux semaines précédant le mariage. Nous avons aussi pu prendre la communion avec l’assemblée, après quelques soirées de réunions et de visites. Ce fut un moment très spécial.
Nous sommes restés à Toledo d’août 2024 jusqu’en octobre 2025. Puis nous avons reçu la nouvelle que la carte verte de Bicler avait été approuvée et qu’il nous fallait voyager avant la fin de l’année.
Quand nous regardons en arrière, il nous semble que ce que nous avons fait était bien peu de chose. Souvent, nous avons eu l’impression d’être davantage aidés par les autres que d’avoir été nous-mêmes une aide pour eux. Dans chacun des endroits où nous avons vécu, nous avons été accueillis avec chaleur. Nous avons souvent été repris intérieurement par l’exemple des vies que nous avons vues, et nous avons beaucoup appris de tous.
Nous espérons qu’un jour, si Dieu le permet, nous pourrons revoir chacun de ces endroits et les personnes qui y sont devenues si chères à nos cœurs.
Frère Bicler, Sœur Charlotte et Ester Fils-Aimé
Corédacteur (2026)
Inspirations diverses
Le danger de l’ignorance
Texte de base : 1 Corinthiens 10.1-13
Chers bien-aimés frères et sœurs, amis dans la foi, recevez nos salutations dans le nom glorieux de notre Seigneur Jésus-Christ.
En effet, je tiens à adresser mes remerciements aux frères et sœurs qui se dévouent à écrire afin de contribuer à ce journal Foi et Foyer. Que Dieu les bénisse et leur accorde encore davantage de grâce.
Ce journal est vraiment important. Nous avons l’espérance que quiconque prend le temps de le lire sera aidé dans sa vie chrétienne. Et il ne s’agit pas seulement de lire les sujets qui y sont publiés, mais il est également bon de se nourrir abondamment des Saintes Écritures (la Bible), des livres fondamentaux de la foi de l’Église de Dieu, des enseignements provenant des brochures évangéliques et des témoignages de diverses personnes venant d’ici et d’ailleurs. Tout cela aide à ce que nous ne demeurions pas dans l’ignorance.
Lorsque je lisais 1 Corinthiens 10, j’ai été amené à écrire sur : « Le danger de demeurer dans l’ignorance. »
Dans le livre d’Osée 4.6, nous lisons : « Mon peuple est détruit parce qu’il lui manque la connaissance. »
L’ignorance est l’état d’une personne qui manque de compréhension, de connaissance ou d’information concernant certaines réalités, certains enseignements ou certaines actions importantes. Lorsqu’une personne demeure dans l’ignorance, elle s’engage sur le chemin de la perdition. Elle se trouve dans un état d’aveuglement, semblable à quelqu’un qui marche dans les ténèbres sans lumière pour l’éclairer. Elle ne sait ni d’où elle vient ni où elle va. C’est l’état où l’on manque de révélation ou de connaissance des directives divines dans la vie d’une personne (Proverbes 29.18 ; 1 Samuel 3.1 ; Éphésiens 4.17-18).
C’est comme un jeune enfant qui est inscrit à l’école sans comprendre l’importance de l’instruction. À la fin de chaque année scolaire, les résultats sont proclamés. Ceux qui réussissent passent dans la classe supérieure, tandis que ceux qui échouent restent dans la même classe. Pour sortir de cet état d’échec et progresser, l’élève doit écouter attentivement les enseignements de son maître et les mettre en pratique. C’est ainsi qu’il pourra réussir et avancer.
De la même manière, sortir de l’ignorance spirituelle exige un cœur disposé à être enseigné et corrigé par Dieu.
L’apôtre Paul commence son enseignement par ces paroles : « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez… » (1 Corinthiens 10.1).
La volonté de Dieu est que nous possédions la connaissance de la vérité, car : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1 Timothée 2.4)
L’un des aspects les plus frappants dans le voyage des enfants d’Israël est que tous ont commencé le voyage ensemble depuis l’Égypte, mais peu sont parvenus au terme du parcours.
Paul répète plusieurs fois l’expression : « Tous… », car tous ont bénéficié des mêmes privilèges spirituels. Pourtant, nous lisons cette parole attristante : « Mais la plupart d’entre eux ne furent point agréables à Dieu, puisqu’ils périrent dans le désert. » (1 Corinthiens 10.5).
Ce voyage est une image de notre marche chrétienne aujourd’hui. L’Église fait face aux mêmes défis qu’ont subis les enfants d’Israël au cours de leur voyage vers la Terre promise.
Nous devons nous poser cette question : si nous refusons d’obéir à la voix de Dieu, ne risquons-nous pas, nous aussi, de périr dans le désert spirituel de ce monde ?
Sortir de l’ignorance demande une disposition à apprendre et à obéir. Il nous faut nous réveiller et abandonner toute ignorance concernant les choses de Dieu.
La voix de Dieu nous parle de diverses manières : par sa Parole infaillible (la Bible), par le Saint-Esprit, qui « … vous rappellera tout ce que je vous ai dit… » (Jean 14.26), par l’Église dans ses offices (pastoral et diaconal), et par les frères et sœurs dans la foi. La saine doctrine nous parle et sonne comme une trompette pour nous réveiller et nous garder sur nos gardes. Par des prédications, des écrits imprimés et publiés, l’Église accomplit sa mission en disant : « Le temps est accompli, le Royaume de Dieu est proche. Repentez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle » (Marc 1.15).
La Parole nous exhorte : « Faites attention ! Ne refusez pas d’écouter celui qui parle. En effet, les hommes (les enfants d’Israël) qui ont rejeté celui qui les avertissait sur la terre n’en ont pas réchappé. Combien moins échapperons-nous si nous nous détournons de celui qui parle du haut du ciel ? » (Hébreux 12.25).
Les exemples écrits pour notre instruction
En poursuivant la lecture de 1 Corinthiens 10, notamment aux versets 6 et 11, nous découvrons que tout ce qui est arrivé aux Israélites dans le désert nous sert d’exemple.
« Ces choses sont arrivées pour nous servir d’exemples. » (1 Corinthiens 10.6)
Il existe des exemples que nous devons suivre parce qu’ils sont bons, et d’autres que nous devons éviter parce qu’ils conduisent à la ruine.
Dieu place toujours devant l’homme deux chemins : celui du bien et celui du mal, celui de la vie et celui de la mort. Le choix appartient à chacun (Deutéronome 30.19).
Toutes ces choses ont été écrites pour nous avertir, nous qui vivons dans les derniers temps.
« Elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. » (1 Corinthiens 10.11)
Attention au découragement et aux excuses
Nous avons constaté que certaines personnes qui étaient autrefois parmi les croyants ont abandonné la foi. D’autres sont encore dans l’Église mais sont découragées dans leur marche spirituelle.
Certains se demandent pourquoi l’Église enseigne certaines disciplines spirituelles ou insiste sur l’obéissance à la doctrine. D’autres avancent diverses raisons pour justifier leur recul spirituel. Certains cherchent même à éviter le chemin de la repentance en multipliant les excuses. D’autres, après avoir abandonné l’Église, commencent à nourrir des arguments ou des critiques négatives.
Mais pouvons-nous réellement être acceptés par Dieu simplement grâce à nos justifications ?
Vous souvenez-vous d’Adam et Ève dans le jardin d’Éden ? (Genèse 3.12-13)
Si nous cherchons à nous couvrir nous-mêmes en évitant le chemin d’une véritable repentance, pour être couverts par le Sang de Jésus-Christ, nous demeurerons toujours dans notre état d’ignorance.
La Parole de Dieu nous invite plutôt à considérer les conséquences de l’attitude des Israélites dans le désert.
Le danger des murmures et des critiques sur certains principes de la foi chrétienne
Paul écrit : « Ne murmurez point, comme murmurèrent quelques-uns d’eux, qui périrent par l’exterminateur. » (1 Corinthiens 10.10).
Nous devons examiner si leurs murmures les ont conduits à Canaan ou si leur fin fut le désert.
La réponse est claire : les murmures ne les ont pas rapprochés de la promesse de Dieu.
Il n’y a aucun bénéfice dans les plaintes continuelles. Les murmures éloignent le cœur de Dieu, affaiblissent la foi et empêchent la croissance spirituelle. Au lieu de rechercher la connaissance de Dieu, l’homme qui murmure s’enfonce davantage dans son ignorance.
Dieu ne veut pas que son peuple demeure dans l’ignorance. C’est pourquoi l’apôtre Paul déclare : « Frères, je ne veux pas que vous ignoriez. » Le Seigneur désire que nous connaissions sa volonté, que nous apprenions de l’histoire du peuple d’Israël et que nous marchions dans l’obéissance.
Rejetons donc l’ignorance, les murmures, les excuses et la désobéissance. Recherchons plutôt la connaissance de Dieu, car c’est elle qui conduit à la vie, à la maturité spirituelle et à la victoire dans notre marche chrétienne.
« Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir. » (Actes 17.30).
« Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. » (1 Pierre 1.14)
« Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. » (2 Pierre 3.18).
Que Dieu vous bénisse !
Frère Blaise Ndiho Kagabo, corédacteur
Goma, République démocratique du Congo (RDC), 2026
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Empreintes de pas dans le sable
Une nuit, je fis un rêve.
Je marchais sur la grève avec le Seigneur. Dans le ciel défilaient les scènes de ma vie, et pour chacune d’elles je distinguais deux paires d’empreintes dans le sable : les miennes et celles du Seigneur. Lorsque la dernière scène se présenta devant moi, je me retournai vers les traces laissées derrière moi. Je remarquai alors qu’en plusieurs endroits du sentier il n’y avait qu’une seule paire d’empreintes, coïncidant avec les moments les plus sombres et les plus douloureux de mon existence.
Profondément affligé, j’interrogeai le Seigneur : « Seigneur, tu m’avais dit que, si je décidais de te suivre, tu marcherais avec moi jusqu’au bout. Or, aux heures les plus difficiles, je ne vois qu’une seule paire d’empreintes. Je ne comprends pas que tu m’aies abandonné au moment où j’avais le plus besoin de toi. »
Et le Seigneur me répondit : « Mon enfant bien-aimé, je t’aime et ne t’ai jamais quitté. Aux jours d’épreuve et de souffrance, là où tu ne vois qu’une seule paire d’empreintes, c’est que je te portais. »
D’après un texte du XXᵉ siècle, publié en 1996
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Les trois appels
Par son amour inébranlable et ses paroles pleines de tendresse, Dieu appelle les âmes du monde entier. Il les appelle par sa Parole, par son Saint-Esprit, par ses serviteurs, et par les épreuves et les drames de la vie. Trois appels surtout retentissent : l’appel au repentir, l’appel au service et, enfin, l’appel à la mort. Ils peuvent nous atteindre à tout instant et en tout lieu, mais ils viendront, à leur heure, en un lieu précis.
Dieu a résumé en un seul mot l’appel qu’il adresse à l’homme : « Venez ». « Venez boire », « venez dîner », « venez vous reposer ». Ces invitations ont retenti dans toutes les générations et en tous lieux. Un jour vient notre tour, et nous les entendons pour nous-mêmes.
L’appel au repentir est le premier qui se fasse entendre. Jésus commença son ministère en disant : « Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. » (Marc 1.15) Il nous exhorte à abandonner notre vie pécheresse, nos désirs coupables et nos œuvres charnelles. Cet appel se fait sentir d’une manière indicible et insaisissable, mais certaine. On éprouve alors un sentiment de misère, de perdition, d’immense solitude ; un désir inexprimable naît, et une impression d’inachevé parcourt toute l’âme.
Entendez-vous cet appel ? « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » (Hébreux 3.7-8) Venez à votre Seigneur Jésus : il vous attend les bras ouverts ; il comblera votre désir et remplira le vide de votre âme. « Prêtez l’oreille, et venez à moi ; écoutez, et votre âme vivra. » (Ésaïe 55.3) N’attendez pas un moment plus favorable, car il se pourrait qu’il n’y ait pas de lendemain. Tel qui se promet d’accepter Christ à minuit pourrait bien périr à minuit moins le quart. L’appel de la mort vient à l’improviste, sans qu’on l’ait convié.
Quand on répond à l’appel au repentir, on entre dans une vie nouvelle et l’on prend un chemin nouveau. Le cœur est renouvelé, purgé de ses anciens désirs, rempli d’aspirations neuves et de projets nouveaux. On avance avec un courage renaissant, une espérance et une force inédites, et de nouveaux bienfaits s’ensuivent. « Voici, toutes choses sont devenues nouvelles ! » (2 Corinthiens 5.17) Il faut avoir goûté ce renouvellement de fond en comble pour mesurer l’étendue d’une telle bénédiction. Ah ! si tous pouvaient se repentir, être sauvés et se réjouir avec le Seigneur !
Le deuxième appel, l’appel au service, ne parvient qu’à ceux qui ont répondu au premier. Ainsi, lorsque Jésus appela ses disciples à le suivre, il leur dit : « et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » (Matthieu 4.19) Et sitôt converti, Paul « prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu. » (Actes 9.20) Qu’il est triste de voir, dans les Églises d’aujourd’hui, des membres qui, sans avoir jamais répondu à l’appel au repentir, s’empressent pourtant de servir ! Sous prétexte d’être accablés par l’œuvre du Seigneur, ils n’ont pas pris le temps de rencontrer Dieu. C’est navrant, mais leur service ne saurait être agréé. « Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus ; retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7.22-23) Nul ne peut faire l’œuvre de Christ sans lui ressembler d’abord, en répondant au premier appel, celui du repentir. Aucune Église, aucune doctrine, aucun baptême, aucune communion, aucune bonne œuvre ne peut sauver notre âme. Ce n’est que lorsque Jésus-Christ habite notre cœur et que le Saint-Esprit dirige nos efforts que nous pouvons être agréés de Dieu.
Tout chrétien né de nouveau sera appelé à servir d’une manière ou d’une autre : on est sauvé pour servir ! Il ne suffit pas d’être bon dans l’abstrait ; cette bonté doit se traduire en actes. Aucun chrétien ne devrait voir dans le service une corvée pénible et obligée. Qu’il se réjouisse plutôt de son élection, et qu’il remercie Dieu de l’avoir choisi pour suivre la voie de la Croix et du service. Notre salut a coûté si cher à Dieu : serions-nous ingrats au point de lui refuser notre part, en reconnaissance du sacrifice qu’il a fait pour nous ? Entendez-vous le bruit sourd du marteau enfonçant les clous dans ces mains qui avaient si souvent guéri les malades ? Entendez-vous le cri de l’agonisant : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27.46) Et c’est pour nous qu’il a tout souffert ! « Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. » (Ésaïe 53.5) Devant cette image de solitude et de soumission, on ne peut que dire : « Ô Seigneur, tout ce que je ferai ne sera jamais assez. » Le chemin du service n’est pas toujours sans embûches ; mais les bénédictions surpassent de loin les épines et les pierres qu’on y rencontre. « Car l’Éternel Dieu, mon Dieu, sera avec toi ; il ne te délaissera point, il ne t’abandonnera point, jusqu’à ce que tout l’ouvrage pour le service de la maison de l’Éternel soit achevé. » (1 Chroniques 28.20)
Un à un, tous entendront l’appel inéluctable et dernier : l’appel de la mort. « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement. » (Hébreux 9.27) Nul ne sera épargné, quels que soient son âge, sa condition ou son rang. Et après la mort ? « Chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. » (Romains 14.12) Seriez-vous prêt à rendre compte de votre vie si l’appel ultime retentissait aujourd’hui ? « Et alors il rendra à chacun selon ses œuvres. » (Matthieu 16.27)
Pour celui qui a répondu aux deux premiers appels et qui est demeuré fidèle, le dernier sera un appel de bienvenue. « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » (Matthieu 24.13) Les paroles « Venez, entrez dans la demeure céleste » rempliront son âme et la transporteront. Lorsqu’on devient enfant de notre Père céleste et qu’on marche dans le chemin du service, la vie est pleine et vaut la peine d’être vécue ; mais les plus grandes récompenses ne viennent qu’après notre départ. Alors, finis le sentier solitaire et rocailleux : nous parcourrons une cité sainte aux rues pavées d’or.
Aborder enfin l’autre rive,
Et reconnaître le saint ciel ;
Saisir la main qui nous arrive,
Et reconnaître l’Éternel.
Respirer l’air que rien n’achève,
Ce souffle pur venu des cieux ;
Fuir l’orage et gagner la grève,
Pour entrer dans la paix de Dieu.
Et puis, s’éveiller un matin,
L’âme affranchie de tout effroi,
Découvrir, au bout du chemin,
Que l’on est à jamais chez soi.
d’après J. B. Coats
Quel jour glorieux ce sera ! Et vous, maintenant, comment répondrez-vous — oui, vous — aux trois appels de Dieu ? Si vous êtes pécheur, répondez dès aujourd’hui à l’appel au repentir. Il vous suffit peut-être de dire : « Je viens, Seigneur. » Car il l’a promis : « je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi. » (Jean 6.37) Si vous êtes un chrétien né de nouveau, répondez à l’appel au service : donnez de votre temps et partagez vos dons, pour vous consacrer à celui qui vous a racheté à si grand prix.
Et quand retentira l’appel ultime, celui du trépas, pourrez-vous dire : « Viens, Seigneur Jésus », ou tremblerez-vous à l’idée de tomber entre les mains du Dieu vivant et juste ? (Hébreux 10.31) Ce choix vous appartient. Quel sera-t-il ?
Traduction d’un traité évangélique anciennement distribué par la Société évangélique de bibles et traités, 1996
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La coupe ou la couronne
Un ballon roule, et soudain le monde retient son souffle. Des foules chantent, des drapeaux se lèvent, des enfants rêvent, des adultes crient, et pendant quelques semaines on parle du football (ou soccer) comme d’une grande communion humaine. Il y a là quelque chose de beau, en apparence : l’effort, l’adresse, la discipline. L’apôtre Paul lui-même n’a pas hésité à prendre l’athlète en exemple pour parler de persévérance et de maîtrise de soi. Il avait dû en voir pour s’en servir comme image.
En ce moment, vous le savez peut-être, la Coupe du monde de football bat son plein, et les nations francophones y sont mieux représentées que tout autre entité géopolitique, avec onze équipes. Je n’ai vu aucun des matchs, mais j’en entends parler parfois, et il m’arrive de voir les scores ou des articles d’actualité qui rapportent les exploits ou les revers des différentes équipes. Plusieurs d’entre nous seront tentés d’un frisson de fierté pour leur pays et son équipe, voire d’un attachement idolâtre pour tel ou tel joueur. Tout cela devient bien vite charnel, surtout si nous sommes poussés à souhaiter l’humiliation des autres ou à perdre notre paix pour une simple partie.
En effet, le cœur humain est habile à fabriquer des idoles avec n’importe quoi.

Jouer au foot n’est pas un péché en soi. L’Écriture dit : « Tout est pur pour ceux qui sont purs » (Tite 1.15). C’est une belle manière, par exemple, de me dépenser un peu en compagnie de mes garçons. Et pourtant, même ce plaisir simple peut basculer si je n’y prends garde : le cœur humain sait rendre idolâtre jusqu’à un match de rue. Ma préoccupation, mon souci pour nous tous est ceci : Le sport mondain vous attire-t-il ? (C’est peut-être surtout un problème pour les jeunes hommes, surtout s’ils ont accès aux nouvelles ou aux matchs via la technologie d’aujourd’hui.) Le danger commence quand l’ordre des choses se renverse : quand notre identité, notre humeur, notre paix ou notre colère dépendent d’un score. Souvent, on s’emporte contre un arbitre que l’on ne connaît pas, contre des joueurs qui ne nous doivent rien, et certains en veulent même à Dieu lui-même parce que « notre » équipe n’a pas gagné. N’est-ce pas là l’ombre du cœur qui se révolte contre l’Arbitre de nos vies, sommant le Ciel d’agir comme on l’entend ? « Ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur » (Romains 1.25) : voilà, très exactement, ce qu’est faire d’un homme un dieu.
Hymnes, lumières et commentaires enflammés, voilà qui peut faire vibrer. Le sport professionnel porte presque toujours en lui une forme d’idolâtrie. Les matchs se résument habituellement à onze orgueils grassement payés qui en affrontent onze autres, deux heures durant, sous les regards d’une foule hors d’elle-même qui paie pour être divertie. Cela ne nie pas leur talent ni leur travail ; leur effort est réel, je ne le conteste pas. Mais cela remet les choses à leur place : c’est l’euphorie de l’idolâtrie qui rassemble ces gens à l’autel d’un dieu (le sport) qui nourrit leur égo.
Le sport moderne, du reste, ne s’en cache guère : il emploie volontiers un vocabulaire presque religieux. On parle de « dieux du stade », de « légendes », de « miracles », de « temples » du football, parfois même de « messies ». Certains joueurs sont traités en demi-dieux ; leurs maillots deviennent des reliques, leurs gestes se racontent comme des actes sacrés. Bien sûr, il y a là beaucoup d’exagération. Mais l’exagération révèle tout de même quelque chose : l’homme cherche toujours un objet d’admiration, d’adoration, et s’il ne garde pas les yeux sur Dieu, le Créateur, il admirera trop les vaines créatures. Le phénomène va parfois jusqu’au bout de sa logique : en Argentine, une « Église maradonienne » voue depuis 1998 un véritable culte au joueur Diego Maradona. Bill Shankly, ancien joueur et entraîneur, a résumé tout cela d’une boutade : « certains croient que le football est une affaire de vie ou de mort ; il est, disait-il, bien plus important que cela. »
Le danger n’appartient pas qu’au foot. On le retrouve aux Jeux olympiques, qui portent dans leur nom même le souvenir des dieux de l’Olympe, avec leur flamme, leur torche et leurs cérémonies quasi sacrées, où l’on célèbre parfois le corps humain comme s’il était une religion. On le retrouve dans le hockey en Amérique du Nord, où une équipe peut gouverner l’humeur de toute une ville : au Québec, on surnomme l’équipe de Montréal la « Sainte-Flanelle », et l’on parle du « temple de la renommée » où siègent ses héros. On le retrouve aussi dans bien d’autres sports où le spectacle, l’argent, la gloire et l’esprit de rivalité prennent une place démesurée. Chaque pays a ses idoles, et chacune se pare volontiers des habits du sacré.
Alors examinons-nous, face à face avec Jésus. Le sport prend-il le temps que je pourrais passer avec lui ? Trouble-t-il mon repos intérieur ? Rend-il mes paroles dures ? Nourrit-il en moi un patriotisme charnel, un esprit de parti ? M’apprend-il à mépriser d’autres peuples ? Me rend-il plus impatient avec ma famille ? Laissons ces choses de côté pour nous attacher aux vraies questions : courir pour Dieu, porter son amour, son salut et son réconfort partout où nous allons, pendant nos brèves années sur la terre.
L’Écriture ne condamne pas la course ; elle la remet à sa place. « Tous ceux qui combattent s’imposent toute espèce d’abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible ; mais nous, faisons-le pour une couronne incorruptible » (1 Corinthiens 9.25). La coupe qu’on soulève au-dessus de sa tête, si belle soit-elle, est d’un métal qui ternit ; on la range dans une vitrine, puis on l’oublie. Il existe une autre couronne, que la rouille n’atteint pas. Le sport n’est, chez Paul, qu’une image au service de cette réalité plus haute ; l’idolâtrie, c’est de garder l’image et de perdre la réalité.
Courons donc, oui, mais « les regards sur Jésus » (Hébreux 12.1-2), et non les yeux attachés aux gloires passagères de ce monde. Nous pouvons apprécier notre pays sans rabaisser les autres nations, car « le monde passe, et sa convoitise aussi » (1 Jean 2.17), et nous sommes citoyens du ciel avant tout. Apprécions avec sobriété ce qui peut l’être, et gardons pour Dieu seul le trône du cœur.
Les coupes passent, les champions vieillissent, les foules se dispersent ; la couronne que Dieu promet, elle, ne se flétrit point.
« Petits enfants, gardez-vous des idoles » (1 Jean 5.21).
Frère Hugues Andries, corédacteur
Roxton, Québec, Canada (2026)
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Histoire de l’Église
Isaac va vers l’ouest
L’histoire qui suit est authentique. Elle retrace un épisode de la vie d’Isaac Mastre. D’origine norvégienne, le frère Isaac embrassa la foi anabaptiste-mennonite il y a plus d’un siècle ; il fut ministre de l’Église de Dieu en Christ (mennonite) dans le Dakota du Nord au début des années 1900.
Une fois de plus, Isaac suivait ses chevaux et la charrue tout le long de son champ. D’ordinaire, il aimait voir le soc tranchant retourner la terre brune et grasse en sillons bien ordonnés. Mais ce jour-là, il était troublé. Quelque chose en lui ne cessait de répéter : « Va vers l’ouest ! » Cette voix ne le quittait pas.
Il détela donc les bêtes et regagna la maison : il voulait demander à sa femme ce qu’elle pensait de cet étrange sentiment. La voyant revenir avec l’attelage, Sarah s’étonna qu’il rentrât de si bonne heure, et mit le café à chauffer.
« Sarah, lui dit-il en entrant, je n’ai pas pu finir de labourer mon champ : quelque chose me presse sans cesse de partir vers l’ouest. Il faut que j’y aille pour retrouver la paix. »
« Et pourquoi devrais-tu partir vers l’ouest, Isaac ? » demanda Sarah.
« Je l’ignore, mais il doit y avoir une raison. Je crois que c’est le Saint-Esprit qui me parle. »
« Alors tu dois y aller, dit-elle. Je vais te préparer de quoi manger en chemin. »
Isaac attela ses chevaux au chariot et prit la direction de l’ouest. Il arriva bientôt dans une ville où il connaissait quelques personnes. Après leur avoir rendu visite, il crut avoir accompli ce que le Seigneur attendait de lui. Mais la voix reprit : « Va vers l’ouest ! » Tout le reste du jour, il roula donc vers l’ouest. Par moments, il faillit rebrousser chemin, ne voyant aucune raison de poursuivre ; mais au fond de son cœur, la voix répétait : « Va vers l’ouest ! »

À la tombée de la nuit, il s’arrêta chez un ami, qui lui offrit le gîte. L’homme fut surpris d’apprendre ce qu’Isaac avait entrepris, et tous deux s’entretinrent longuement des Écritures. Au matin, l’hôte pria Isaac de l’accompagner auprès d’une femme à l’article de la mort. Isaac s’en fut donc la voir et lui demanda si elle était prête à mourir.
« J’ai été une femme de bien, dit-elle. J’ai souvent donné nourriture et vêtements aux familles pauvres ; j’ai aidé à recueillir de l’argent pour les missionnaires ; j’ai fidèlement assisté aux cultes. Dieu aura sûrement une place pour moi au ciel. »
« Chère madame, répondit Isaac, tout cela est fort bien ; mais aimez-vous Jésus ? »
« Bien sûr que j’aime Jésus, répondit-elle. J’ai toujours dit le bénédicité avant le repas et j’ai prié chaque jour. »
« Si Jésus n’est pas votre Sauveur, vos bonnes œuvres ne vous ouvriront pas les portes du ciel, lui déclara Isaac. Chère madame, je crains que vous ne soyez pas prête à mourir, et que le Seigneur ne vous ait pas encore reçue comme son enfant. »
Ces paroles déplurent à la dame, et Isaac partit le cœur lourd. L’Esprit lui avait fait sentir que cette femme n’était pas prête à rencontrer le Seigneur.
Isaac se rendit alors chez un voisin désireux d’entendre la Parole de Dieu. Bientôt, des gens du voisinage lui demandèrent s’il accepterait de leur prêcher au cas où ils organiseraient une réunion. « Peut-être est-ce là la raison de mon voyage vers l’ouest », se dit-il. À leur demande, il prêcha donc plusieurs soirs de suite dans une école des environs.
Pendant ce temps, il avait presque oublié la mourante. Un matin, il se dit qu’elle devait être morte depuis longtemps. Par acquit de conscience, il retourna à son chevet. À sa grande surprise, elle vivait encore. Isaac lui raconta alors comment Jésus était mort pour elle, et lui expliqua qu’elle devait se repentir de ses péchés et laisser le sang de Jésus les laver tous ; alors seulement elle connaîtrait la paix avec Dieu.
Le lendemain matin, Isaac éprouva le besoin de retourner auprès d’elle. À son arrivée, il fut surpris de la voir se redresser sur son lit. « Vous m’avez parlé du jugement de Dieu, lui dit-elle, et c’était juste. » Son regard rayonnait d’une liberté et d’un bonheur inouïs. « Cette nuit, j’ai vu Jésus se pencher sur mon lit. Je suis sauvée. J’aurais été perdue si Dieu ne vous avait pas envoyé me parler de son jugement, afin que je puisse encore me repentir. »
Isaac avait le cœur débordant de joie. Il savait, désormais, pourquoi le Seigneur lui avait demandé d’aller vers l’ouest.
Article sélectionné et traduit en 1996
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Plainte d’un chrétien sur les contrariétés qu’il éprouve au-dedans de lui-même
Mon Dieu, quelle guerre cruelle !
Je trouve deux hommes en moi :
L’un veut que, plein d’amour pour toi,
Mon cœur te soit toujours fidèle ;
L’autre, à tes volontés rebelle,
Me révolte contre ta loi.
L’un, tout esprit et tout céleste,
Veut qu’au ciel sans cesse attaché,
Et des biens éternels touché,
Je compte pour rien tout le reste ;
Et l’autre, par son poids funeste,
Me tient vers la terre penché.
Hélas ! en guerre avec moi-même,
Où pourrai-je trouver la paix ?
Je veux, et n’accomplis jamais,
Je veux ; mais, ô misère extrême !
Je ne fais pas le bien que j’aime,
Et je fais le mal que je hais !
Ô grâce, ô rayon salutaire !
Viens me mettre avec moi d’accord,
Et, domptant par un doux effort
Cet homme qui t’est si contraire,
Fais ton esclave volontaire
De cet esclave de la mort !
Cantique de Jean Racine (1639-1699)
DOCTRINE
La non-conformité au monde
La non-conformité au monde est un principe de la véritable Église et une doctrine qu’elle enseigne clairement, non comme une fin en soi, mais comme un moyen d’atteindre une fin. Contestée au-dedans comme au-dehors de l’Église, elle dérange : ni le monde ni le christianisme mondain ne consentent à en reconnaître la validité et l’importance. Elle n’en demeure pas moins enseignée dans la Parole et soutenue par l’Église de Dieu.
Ce principe indispensable permet au chrétien de se séparer du monde sur les plans physique, affectif et spirituel. Il préserve l’Église de la perte de son identité, de ce qui fait sa singularité. Son influence s’étend à l’apparence, aux attitudes, aux fréquentations et aux perspectives spirituelles du croyant. C’est en le comprenant bien et en l’appliquant avec soin que le chrétien peut goûter la joie de sa communion avec Dieu et avec son peuple, et que son témoignage devient efficace.
Quand nous parlons du « monde » ou du « siècle », nous n’entendons pas par là le monde physique tel qu’il a été créé, mais ces domaines soumis à l’influence satanique que le chrétien doit fuir. Ce monde-là nous défie sans relâche et nous tente à chaque détour ; il nous faut donc apprendre à le reconnaître et à le combattre en toute circonstance.
Ainsi défini, le monde se comporte comme une eau qui s’infiltre : il pénètre dans l’Église ou cherche à l’envelopper. Comme il ne connaît aucune limite, c’est à l’Église qu’il revient de tracer les bornes et de délimiter le sanctuaire. Or, l’Église se compose d’individus, libres d’accepter ce principe ou de le rejeter. Ce n’est que lorsque tous défendent ensemble ces lignes de démarcation, avec vigilance et un sincère dévouement à Christ, que l’Église affermit son identité et manifeste ce qu’elle a d’exceptionnel.
La non-conformité doit être observée avec fermeté, afin que notre rapport au monde demeure juste. Les dangers du monde n’atteignent pas tous les hommes de la même manière ni au même degré, et leurs effets varient selon les personnes et les circonstances. Aussi convient-il de mesurer chaque menace à l’aune du tort qu’elle peut causer. Telle chose, anodine dans un cas, devient périlleuse dans un autre. Songez à l’essence : enfermée dans un récipient clos, elle reste inoffensive malgré sa force explosive ; répandue près d’un feu, elle s’enflamme aussitôt. Bien des choses utiles à l’occasion peuvent ainsi se révéler très nuisibles en d’autres moments.
Pratiquer la non-conformité n’a rien d’aisé, car elle attire un stigmate social et religieux. Le monde n’aime pas être mis en accusation ; or c’est précisément ce qu’il ressent lorsque des chrétiens vivent cette séparation dans une droite intention. Le croyant devrait paraître devant le monde irréprochable en matière d’affaires, d’argent et de tenue.
Le chrétien doit aussi garder ses distances à l’égard du gouvernement : qu’il le soutienne par tous les moyens que sa conscience autorise, et s’abstienne lorsqu’il en va autrement.
Il agira avec circonspection dans ses rapports avec les incroyants, qu’il s’agisse d’affaires, de relations de travail ou d’associations semblables. Qu’il veille surtout au choix de ses amis, car l’amitié compte parmi les influences les plus puissantes de la vie.
Le chrétien sera modeste et modéré en toutes choses. Il considérera attentivement les besoins et les droits d’autrui, et saura s’adapter, sans oublier que la devise du monde pour réussir est : « chacun pour soi. » À cet idéal, le véritable chrétien ne saurait en aucun cas souscrire.
Le monde est tourné vers le plaisir. Le divertissement, certes, peut être agréable et sain ; mais il glisse souvent vers l’excès. Les chrétiens soucieux de non-conformité en tiennent compte avec la plus grande attention.
La conformité au monde émousse la conscience et affaiblit la vie pieuse : elle réduit le chrétien à la tiédeur et conforte le monde dans l’idée qu’il n’y a guère lieu de se soucier de la vie après la mort.
Passages à étudier
Matthieu 16.26 • Luc 21.34 • Colossiens 3.1-10 • Tite 2.11-15 • Jacques 4.4 • Romains 12.1-2 ; 13.14 • 1 Corinthiens 7.31 • 2 Corinthiens 6.14-18 • 1 Jean 2.15-17 • 2 Timothée 2.4 • Jean 15.19 • Éphésiens 5.1-13 • 2 Thessaloniciens 3.6 • Matthieu 25.31-33 ; 16.27 • Jean 17.11, 14-15
Questions
1. La non-conformité signifie-t-elle que les chrétiens doivent adopter, en toutes choses, une position opposée à celle du monde ?
2. Pourquoi le principe de non-conformité est-il si difficile à accepter pour les chrétiens ? Cette difficulté révèle-t-elle quelque chose de leur relation personnelle avec Christ ?
3. Pourquoi devons-nous insister, parmi nos membres, sur la tenue vestimentaire et la parure ?
4. Pouvons-nous être une « lumière » dans les lieux d’amusement et de divertissement mondains ?
5. Que signifie se mettre « sous un joug mal assorti avec des incrédules » ?
6. Les chrétiens peuvent-ils peser fortement sur les affaires de l’État en votant, en exerçant des pressions politiques et en briguant des mandats électoraux ?
7. Une simple teinte de non-conformité suffit-elle à garantir la place d’un membre au sein de l’Église, alors même que les véritables marques de l’Esprit de Christ lui font défaut ? Pourquoi ?
Vrai ou faux ? Discutez.
1. L’apparence extérieure n’est qu’une affaire personnelle.
2. Une attitude défensive de ses propres intérêts entrave la croissance du chrétien et l’empêche de vivre dans la droiture.
3. Si le peuple de Dieu, même peu nombreux, pratique la non-conformité avec soin et dans un profond dévouement à Christ, il exercera une influence bienfaisante sur son entourage.
4. La cause de Christ souffre davantage des chrétiens qui se conforment au monde que du monde lui-même.
5. Ce qui perd le chrétien, ce n’est pas de vivre dans le monde, mais de laisser le monde vivre en lui.
6. Ce sont souvent les petites choses qui en disent le plus long. Notre conduite, nos attitudes, notre apparence et nos biens mêmes montrent clairement si nous nous conformons au monde ou à Christ.
Leçon 10 du livret « Guidelines for Christian Living » (Directives pour la vie chrétienne), traduit et publié en 1996
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NOTE : Les pages 46-48 ont été ajoutées en annexe à la revue originale afin de vous informer de quelques nouvelles récentes de 2026.
Nouvelles
COMMUNIONS (Sainte Cène) :
ATAKPAMÉ, TOGO — 17 février 2026 : Pasteur Ephraïm Fiadegbe et diacre Abalo Kora.
ATCHAKOÉ, TOGO — 21 janvier 2026 : Pasteurs Ephraïm Fiadegbe et Abraham Abaloukoukpétou.
FIN-DIGUE, TOGO — 22 février 2026 : Pasteurs Alan Mininger et Yaovi Fantodji.
TODZI, TOGO — 25 février 2026 : Pasteurs Gabriel Egom et Alan Mininger.
IRANDOMI, TOGO — 1er mars 2026 : Pasteurs Alan Mininger et Yovo Abalo.
ORDINATIONS
Cazeau, Tabarre, Haïti — 29 mars 2026 : frère Wildor Louis, accompagné de son épouse Mona, ordonné au ministère de l’Évangile par le pasteur Mickel Dorleus.
Cazeau, Tabarre, Haïti — 29 mars 2026 : frère Sadrac Girard, accompagné de son épouse Darlie, ordonné au ministère de l’Évangile par le pasteur Enel Henry.
Hinche, Haïti — 12 avril 2026 : Frère Jean Rossaine Balde accompagné de son épouse Ritha, ordonné au ministère de l’Évangile par le pasteur Rossaine Balde.
Hinche, Haïti — 12 avril 2026 : Frère Jean Ronald accompagné de son épouse, ordonné au ministère de l’Évangile par le pasteur Jocelyn Saintil.
BAPTÊMES
ORIANI, HAÏTI — 15 février 2026 : Rosette Saincire et Chaïna Simè, par le pasteur Elder Petit-Del.
Kettelie Simè et Cattiana Delouis, par le pasteur Ilomy Jean.
Fritzner Simè, Marc-Hender Petit-Del et Jesmy Joseph, par le pasteur Willy Floriant.
Dieudinor Caristil et Wiskenly Tisma, par le pasteur Ilomy Jean.
FIN-DIGUE, TOGO — 21 février 2026 : Dieu-a-fait, fils de pasteur et de sœur Gabriel Egom, par le pasteur Gabriel Egom.
Massabelo Claire, fille de frère et sœur Nabra Kapssa, et Essomoum, fille de diacre et sœur Abalo Kora, par le pasteur Yaovi Fantodji.
Essowenam, fille de pasteur et sœur Abraham Abaloukoukpétou, par le pasteur Abraham Abaloukoukpétou.
PRASAT BALLANGK, KAMPONG THOM, CAMBODGE — 22 février 2026 : Chon Chen, par le pasteur Saw Jay Min Tun.
MARIAGES
EGOM-AKPATRA : Fin-Digue, Togo — 2 mai 2026 : Célébration de mariage de frère EGOM Essohana de l’assemblée de Fin-Digue à sœur AKPATRA Amavi de la même assemblée.
NÉCROLOGIES
TINA ANDRIES
Tina Andries, fille de Cornelius et Mary Kornelsen Reimer, naquit le 23 novembre 1963 à Spanish Lookout, au Belize. Touchée par l’appel de Dieu, elle donna son cœur au Seigneur et fut baptisée le 14 janvier 1979 dans l’Église de Dieu en Christ, mennonite, à Rosenort, au Manitoba, par le pasteur Jake Bartel. Elle demeura fidèle à ses vœux.
Le 4 septembre 1992, elle épousa Patrick Andries à Rosenort, au Manitoba. Ils vécurent d’abord à Montréal, puis s’établirent à Roxton Falls, au Québec, en 2003.
Elle s’éteignit le 2 juillet 2025 à son domicile de Roxton Falls, à l’âge de 61 ans, après quatre années de maladie. Elle laisse dans le deuil son époux, Patrick ; ses enfants : Hugues et Aimée, Thierry et Chandra, Astrid et Jessé, et Arnaud ; ainsi que trois petits-fils. Ses parents et un frère l’avaient précédée dans la mort.
Les funérailles eurent lieu le 6 juillet 2025 à l’église mennonite de Roxton Falls. L’inhumation eut lieu au cimetière Béthanie.
AVIS : Si vous avez des événements de ce type dans votre assemblée, SVP, partagez-les avec nous afin que tous puissent s’en réjouir ou prier pour vous.
Question aux lecteurs : Qu’avez-vous pensé de Foi et Foyer ? Seriez-vous prêt à contribuer des articles de temps en temps ? Quelles sont vos suggestions ? Qu’est-ce que vous aimez bien ? Qu’est-ce qui devrait changer ?
N’hésitez pas à nous écrire et à nous envoyer des articles au sujet, par exemple, de votre nouvelle naissance, ou encore de la façon dont Dieu vous a aidé à surmonter la tentation. Aussi, des articles d’enseignement de la part des anciens seraient fort appréciés ! Attention, tous les articles doivent être dans le domaine public (sans droits d’auteur).
Chant à mémoriser

Si vous ne connaissez pas encore ce cantique, vous pouvez l’écouter sur le groupe WhatsApp Foi & Foyer : https://chat.whatsapp.com/E1Ny1xdujpkGkyE3qCzo3t
Autres liens utiles : Foi et Foyer : foietfoyer.org
Église de Dieu en Christ (mennonite) :
churchofgodinchristmennonite.net/fr/
Société évangélique de bibles et traités : gtbs.org/fr
Missionnaire anabaptiste : missionnaireanabaptiste.org
Témoin anabaptiste : temoinanabaptiste.com
[1] selon le rapport 2026 de l’OIF
[2] Avec environ 880 membres au total, ainsi que de nombreux membres aux États-Unis, au Canada et au Brésil, originaires d’Haïti. L’Église est présente en Haïti depuis le début des années 1960.
[3] La ville de Québec est la capitale du Québec.
[4] La SEBT est une agence missionnaire qui dépend de l’Église de Dieu en Christ (mennonite). Elle répand la Bonne Nouvelle en favorisant la distribution de traités gratuits, de bibles et de nouveaux testaments, ainsi que par son site Internet. Ses missionnaires participent aussi parfois à des œuvres humanitaires.
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