Foi et Foyer #3, septembre 2026

Foi et Foyer

Chers lecteurs,

Salutations chrétiennes !

Cette préface s’adresse surtout aux nouveaux abonnés, pour leur donner un peu de contexte.

La revue Foi et Foyer (ensuite appelée Le Courrier Fraternel) fut publiée entre 1994 et 1999, auprès d’un public relativement restreint et finit par s’éteindre, faute de participation. Mais depuis mars 2026, la publication a repris, en commençant par des republications d’anciens articles, augmentés de plusieurs contributions récentes. Dans le présent numéro, vous trouverez cinq articles récents, sept autres tirés du numéro 2 de la série originale de Foi et Foyer, paru à l’hiver 1995, ainsi que quelques pensées, citations, chants et des nouvelles récentes.

Un grand merci aux contributeurs et aussi à tous les lecteurs qui nous font remonter leurs commentaires encourageants et éclairants ! Merci aussi pour vos prières. Et par-dessus tout, remercions le Seigneur.

Si vous souhaitez que cette revue continue, nous vous invitons à continuer de nous écrire : faites-nous parvenir vos commentaires et vos suggestions en vue des prochains numéros.

Le prochain numéro est prévu pour la mi-décembre, juste avant Noël, si Dieu le permet. Notre plan pour 2027 est de publier quatre numéros par année, dans la première moitié des mois de mars (# 5), juin (# 6), septembre (# 7) et décembre (# 8).

Le prochain numéro (décembre 2026) puisera surtout dans le numéro 1 du Courrier Fraternel de février 1997. Comme ce format de revue était un peu plus limité que celui des numéros de Foi et Foyer parus entre 1994 et 1996, nous aurons besoin de vos contributions pour l’étoffer.

Sachez aussi qu’en tout temps, vous pouvez lire les anciens numéros sur notre site web.

Que la paix de Dieu soit avec vous.

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Sommaire

MOT DE LA RÉDACTION

FAMILLE, ENFANTS ET SOCIÉTÉ

MAMAN

LA PATIENCE ET L’ÉDUCATION CORRIGENT BIEN DES DÉFAUTS

JEU BIBLIQUE

LE CHAMP DE BLÉ EST EN FLAMMES

L’AMOUR DES MÈRES

LE NIVEAU D’ÉDUCATION REQUIS

POURQUOI J’AI DÉBRANCHÉ LA TÉLÉ

OUI, LA TÉLÉVISION FAVORISE LA VIOLENCE CHEZ LES JEUNES

PROCLAMER LA BONNE NOUVELLE

COMMENT J’AI TROUVÉ LE SEIGNEUR ET SON ÉGLISE

LA LUMIÈRE DE LA PAROLE DE DIEU

LE CHOIX

INSPIRATIONS DIVERSES

LE VOYAGE DU PÈLERIN MODERNE

DOCTRINE

LA CONCEPTION CHRÉTIENNE DU MARIAGE

HISTOIRE

ABANDONNE TES FARDEAUX À TON SAUVEUR

NOUVELLES

Chant à mémoriser

Revue trimestrielle d’édification pour les chrétiens francophones

Foi et Foyer

 foietfoyer.org

MOT DE LA RÉDACTION

Fond-Parisien, Haïti, 17 septembre 2026

Bonjour, chers lecteurs,

Je suis Larousse Constant et je vis en Haïti avec ma famille. Malgré les nombreuses difficultés que traverse notre pays, je remercie Dieu pour sa grâce, pour tout ce qu’il a fait dans ma vie et dans celle de ma famille, et plus particulièrement pour la protection et l’aide qu’il nous a accordées en ces temps difficiles. Nous avons la conviction qu’il continuera de le faire.

Mes chers lecteurs, pour présenter le troisième numéro de Foi et Foyer, j’aimerais partager avec vous mon expérience et vous raconter comment j’ai découvert cette revue.

Auparavant, je ne connaissais pas vraiment l’existence de cette publication. Lorsqu’on m’a contacté et invité à y contribuer, ma première réaction a été de refuser. Je ne voyais que les inconvénients qu’une telle responsabilité pouvait entraîner, et il me semblait que la meilleure réponse était de ne pas m’engager. Mais, en réfléchissant, deux chants me sont venus à l’esprit. Le premier était « Redis-moi l’histoire ». Je me suis immédiatement demandé pourquoi ce chant me revenait précisément à ce moment-là. Je me suis alors souvenu de l’invitation que j’avais reçue, et une pensée s’est imposée à moi : si tous ceux qui m’avaient précédé pour raconter cette histoire avaient pensé comme moi, connaîtrais-je l’Évangile aujourd’hui ? Si personne n’avait pris la peine de l’écrire avant nos grands-parents, aurais-je eu l’occasion de découvrir la revue Foi et Foyer et de la lire ? À partir de ce moment-là, j’ai commencé à ressentir le besoin d’apporter ma contribution, même si, jusque-là, je me croyais incapable d’assumer une telle tâche. J’ai continué à réfléchir, me demandant si j’en serais capable et qui d’autre avait accepté cette responsabilité. Un instant plus tard, un autre chant m’est venu à l’esprit.

Ce chant était « Dois-je partir les mains vides ? » J’ai alors compris que je devais donner un coup de main, de quelque manière que ce soit. Comment pourrais-je ne pas avoir les mains vides si je refusais d’aider là où le besoin se faisait sentir ? Et comment répondre à ce que Dieu venait de me faire comprendre ? J’ai donc décidé d’apporter mon aide dans la mesure de mes possibilités. Jusque-là, j’avais toujours eu le sentiment de ne pas en être capable. De plus, l’invitation que j’avais reçue pour représenter Haïti me pesait lourdement et me faisait craindre de m’engager dans une telle mission. Finalement, j’ai accepté cette responsabilité, avec l’espoir d’être guidé par une main qui n’est autre que celle du Seigneur.

Mes chers lecteurs, lorsque je réfléchissais à ce genre d’engagement, j’avais toujours pensé qu’il incombait à ceux que Dieu avait choisis, comme les pasteurs et les diacres, ou à d’autres personnes spécialement désignées pour cela. Mais, lorsque ces chants me sont venus à l’esprit, j’ai pensé au verset en 1 Corinthiens 12.28, qui évoque la diversité des fonctions dans l’œuvre de Dieu. Dieu peut choisir qui il veut pour accomplir son œuvre comme il l’entend. Comme je l’ai dit, j’ignorais tout de la publication de la revue Foi et Foyer jusqu’à sa reprise cette année. Mais, grâce au dévouement de frère Hugues, qui a pris ce projet en charge, plus de 500 personnes lisent aujourd’hui la revue, et j’en ai moi-même entendu parler grâce à ceux qui ont accepté de le soutenir. Faut-il être quelqu’un d’exceptionnel pour accomplir une telle tâche ? Faut-il un titre particulier pour assumer cette responsabilité ? Puis-je rester les bras croisés devant cet immense chantier, sans tenir ne serait-ce qu’un bâton, un livre, un carnet, ou même la main de mon voisin ? Puis-je rester les bras croisés sans offrir un peu d’eau à ceux qui racontent cette belle histoire, sans acheter du pain à partager, sans m’asseoir pour les écouter, sans raconter à mon tour ce que j’ai entendu ?

Mes chers lecteurs, j’ai compris que je ne pouvais pas rester les bras croisés sans contribuer à la diffusion de cette belle histoire. Je devais apporter ma propre contribution à la construction de la maison, aux côtés de ceux qui racontent cette histoire et de ceux qui l’écoutent. Si nos grands-parents avaient choisi de rester les mains vides, s’ils n’avaient pas accepté d’écrire leurs beaux récits, s’ils avaient éprouvé à leur époque les mêmes sentiments que moi, qu’en serait-il de nous aujourd’hui ? Aurions-nous la chance de lire Foi et Foyer ? Rendons grâce à Dieu d’avoir permis à certaines personnes de se laisser convaincre d’écrire leurs histoires et de ne pas rester les mains vides, afin que nous puissions aujourd’hui lire et entendre ce beau récit.

Après toutes ces réflexions, j’ai été convaincu de prêter main-forte à cette œuvre, non pas parce que je me sais capable ou que j’en ai les moyens, mais parce que Dieu m’a convaincu de ne pas rester les mains vides. Il me dirigera sur le bon chemin. Je devais apporter ma contribution, quelle qu’elle soit : une pierre, un seau de sable, un gallon d’eau, un morceau de pain, un encouragement, une exhortation, un conseil, un témoignage… pourvu que cela puisse servir à raconter cette belle histoire. C’est pourquoi j’encourage tous ceux qui ont l’occasion de lire Foi et Foyer à s’efforcer de ne pas rester les mains vides, afin que davantage de personnes puissent entendre le beau récit de l’Évangile.

« Je puis tout par celui qui me fortifie. » (Philippiens 4.13)

J’ai été heureux de partager cette brève réflexion avec vous. J’espère que la revue Foi et Foyer fera son chemin en vous et à travers le monde.

Bonne lecture de ce troisième numéro de Foi et Foyer, septembre 2026.

Larousse Constant, corédacteur

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Foi et Foyer

Revue trimestrielle d’édification pour la famille chrétienne

Envoyer toute correspondance à : foietfoyer@gmail.com

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Foi et Foyer n’est actuellement disponible qu’au format électronique (PDF), mais nous vous encourageons à en faire des impressions à distribuer localement, s’il y a des personnes intéressées qui n’ont pas Internet.

Rédacteurs-diffuseurs de Foi et Foyer : Bob Goodnough (Canada), Larousse Constant (Haïti), Blaise Ndiho Kagabo (R. D. Congo), Justin Boko (Bénin), Pascal Ogouma (Togo), Bicler Fils-Aimé (États-Unis/Brésil), Roger Okra (Côte d’Ivoire), Hugues Andries (Québec, Canada).

FAMILLE, ENFANTS ET SOCIÉTÉ

MAMAN

Maman est née dans un petit village, à environ 100 kilomètres d’ici, dans une ferme qui dominait le village. Je suppose qu’elle s’est bien amusée quand elle était petite. Elle avait des tas de frères et sœurs. Son père est mort avant sa naissance, mais sa mère a vécu encore longtemps après.

Maman était institutrice dans cette ville lorsqu’elle a rencontré papa. Je ne sais presque rien d’autre de cette période de sa vie, sinon qu’elle y était heureuse.

Maman est de petite taille : elle arrive à peine à l’épaule de papa. Elle a des yeux gris qui semblent parfois noirs et de beaux cheveux bruns. Ils sont plus beaux que ceux de nous toutes. Elle aime que je les lui peigne quand elle est fatiguée. Papa nous a dit que nous ne serions jamais aussi belles que notre chère mère.

Maman travaille presque tout le temps. Il lui reste encore beaucoup à faire quand toute la famille est couchée. Elle dit qu’elle peut en accomplir bien davantage lorsque tout est calme. Nous, les filles, pouvons maintenant l’aider assez souvent, surtout Joséphine, qui ne peut pas rester plus de deux jours loin de sa mère sans s’ennuyer d’elle.

Après la naissance de Dominique, Maman est restée au lit pendant des mois, et nous avions une aide ménagère. Papa n’avait aucun entrain, mais il restait très calme et gentil avec nous tous. Il pouvait à peine manger : il est devenu plutôt maigre et son teint était trop pâle. À présent, je crois qu’il pensait peut-être que Maman allait mourir, car, dès qu’elle s’est remise sur pied, papa a guéri lui aussi et a retrouvé son enthousiasme juvénile. C’était comme s’il avait fait mauvais pendant longtemps et que le soleil brillait de nouveau.

Je suis convaincue que ma mère est presque la meilleure femme au monde. Je suis sûre qu’elle ira au ciel. Elle essaie sans cesse de nous apprendre à être bons et désintéressés, et à ne pas nous plaindre quand les pires choses nous arrivent. Elle dit que mon ennui, c’est que je pense trop à moi-même et que la meilleure façon de surmonter mes problèmes est de cesser d’y penser lorsqu’il n’y a rien à faire. Elle suggère alors de penser aux problèmes des autres, pour lesquels nous pouvons peut-être faire quelque chose, puis de nous mettre à l’œuvre et de les aider. J’ai parfois essayé, et il est vrai que la méthode de Maman fonctionne. Cependant, je pense généralement tellement à mon propre point de vue, et je me mets si facilement en colère, que j’oublie la méthode de Maman.

Quand je fais quelque chose dont je ne suis pas sûre et qui pourrait être plutôt moche, j’en parle à Maman. Son regard me fait comprendre à quel point c’est mal. Je me sens rassurée de savoir que Maman connaît même les pires choses que j’ai faites.

Maman nous a toujours enseigné que les véritables richesses ne consistent pas dans l’argent et les vêtements, mais dans l’amour et le bonheur. Si une personne a l’esprit pur et sain, la question de ses vêtements n’est pas très importante. Les gens qui valent la peine d’être choisis comme amis ne font pas attention aux vêtements, pourvu qu’ils soient soignés et propres. Si vous êtes une dame au fond de vous-même, pourquoi les vraies dames ne seraient-elles pas heureuses de vous avoir comme amie ? Personne d’autre ne mérite que vous vous tracassiez pour lui. Maman dit que les vêtements se décolorent et s’usent, que les modes passent, mais que les cœurs demeurent ; c’est ce qu’il faut considérer lorsqu’on se fait des amis. Nous devrions penser à ce que nos amis seront lorsqu’ils arriveront au ciel, quand tout ce qui appartient à la terre aura disparu et que seule la véritable personne restera. Elle dit que le temps que nous passons avec nos amis sur la terre est comme une goutte d’eau dans l’océan du temps que nous passerons après avoir quitté ce monde. Il est donc ridicule, lorsque nous devenons l’ami de quelqu’un, de penser à la place qu’il ou elle occupe ici-bas ou de nous demander combien de biens terrestres cette personne possède.

Selon ma mère, si nous faisions preuve de plus de compassion et de compréhension envers les autres, nous découvririons dans la vie de ceux qui nous entourent des récits plus captivants encore que ceux des livres.

L’hiver est arrivé maintenant et, d’une certaine façon, tout le monde paraît plus gai. Je me disais que les mois ressemblent un peu aux gens et que novembre est comme l’un de ces amis tièdes sur lesquels on ne sait jamais si l’on peut compter.

Maman affirme que le monde et le climat sont semblables à des miroirs, qui reflètent l’image de ce qu’on leur présente. Elle dit que, si l’on est soi-même méchant, c’est la méchanceté que l’on verra d’abord chez les autres. Elle dit aussi qu’il faut se tenir sur ses gardes contre les personnes méfiantes, toujours promptes à dire du mal de ce que font les autres, car elles agiraient souvent de la même façon si elles ne craignaient pas d’être découvertes. Ces gens ressemblent au gel : ils gâchent toute la beauté qui les entoure. Ils sont cruels dans leur manière de juger les autres et n’éprouvent aucune tendresse lorsqu’ils aperçoivent la moindre faute en dehors de leur famille ou de leur cercle d’amis.

Maman dit que, lorsque nous commençons à nous critiquer ou à critiquer quelqu’un dans nos pensées, nous ferions mieux de nous arrêter, car c’est un signe évident que quelque chose ne va pas en nous. Pourtant, d’une certaine manière, nous nous sentons plutôt vertueux lorsque nous trouvons quelqu’un d’autre plutôt mauvais, et nous aimons faire remarquer la différence aux autres, surtout si nous réussissons à le faire sans qu’ils comprennent qu’ils pourraient, eux aussi, être concernés.

Selon Maman, la vanité en est la seule cause, comme le Prédicateur le dit dans la Bible. Certains restent à l’écart de l’Église parce qu’ils pensent que quelques-uns de ceux qui la fréquentent sont hypocrites et qu’ils veulent montrer qu’eux, du moins, sont au-dessus de l’hypocrisie.

Maman dit que l’une des plus grandes erreurs consiste à croire que la liberté se trouve en dehors de la loi divine. Elle affirme que la seule véritable liberté sur la terre réside dans le respect des règles établies par Dieu. Dès que nous nous éloignons de ce cadre, nous pénétrons dans un autre cercle qui se resserre progressivement autour de nous, jusqu’à vider notre existence de toute gaieté et à nous priver des expériences mêmes que nous désirions vivre en nous éloignant. Au contraire, le cercle de Dieu s’élargit de plus en plus afin de contenir les moments heureux, d’en ajouter d’autres et de les garder éternellement.[1]

Elle dit que le bien accompli dans l’esprit de Christ et sans aucune pensée pour soi-même continuera de vivre pour toujours, si perdu et enfoui qu’il puisse paraître aux gens de la terre. Elle dit aussi que tout bien véritable engendrera encore du bien, parce que la bonté sincère est une chose si vivante qu’elle ne peut que grandir. Elle ne prendra pas fin avec cette terre, mais trouvera son accomplissement dans la vie qui vient après.

Enfin, elle dit que, si nous vivons pour les choses de la terre et ne plantons que des graines terrestres, il ne nous servira à rien d’aller au ciel, car nous n’y posséderons rien.

Mary McKenzie, Waubuno, Canada

Extrait de l’ouvrage When I Was Thirteen, paru sous le pseudonyme de Mary McKenzie et traduit par Pascal Marcelin. Il s’agit du journal intime d’une jeune fille du sud-ouest de l’Ontario, à la fin du XIXᵉ siècle. C’est sous ce nom de plume que Christina Young évoqua sa famille et son pays.

(Article de 1995)

Zone de Texte: Que ceux qui espèrent en toi ne soient pas confus à cause de moi, Seigneur, Éternel des armées ! Que ceux qui te cherchent ne soient pas dans la honte à cause de moi, Dieu d'Israël ! Car c'est pour toi que je porte l'opprobre, Que la honte couvre mon visage ; Je suis devenu un étranger pour mes frères, Un inconnu pour les fils de ma mère. Car le zèle de ta maison me dévore, Et les outrages de ceux qui t'insultent tombent sur moi. (Psaume 69.7-10)❖❖❖

LA PATIENCE ET L’ÉDUCATION CORRIGENT BIEN DES DÉFAUTS

Une ourse avait un petit ours qui venait de naître. Il était horriblement laid. On ne reconnaissait en lui aucune figure d’animal : c’était une masse informe et hideuse. L’ourse, toute honteuse d’avoir un tel fils, va trouver sa voisine la corneille, qui faisait un grand bruit par son caquet sur un arbre.

« Que ferai-je, lui dit-elle, ma bonne commère, de ce petit monstre ? J’ai envie de l’étrangler.

— Gardez-vous-en bien, dit la causeuse : j’ai vu d’autres ourses dans le même embarras que vous. Allez : léchez doucement votre fils, il sera bientôt joli, mignon, et propre à vous faire honneur. »

La mère crut facilement ce qu’on lui disait en faveur de son fils. Elle eut la patience de le lécher et elle alla remercier la corneille en ces termes : « Si vous n’eussiez modéré mon impatience, j’aurais cruellement déchiré mon fils, qui fait maintenant tout le plaisir de ma vie. »

Oh ! que l’impatience empêche de biens et cause de maux !

                                    (Fénelon, Fables et opuscules pédagogiques, article paru en 1995)

Zone de Texte: Sache donc que c'est l'Éternel, ton Dieu, qui est Dieu. Ce Dieu fidèle garde son alliance et sa miséricorde jusqu'à la millième génération envers ceux qui l'aiment et qui observent ses commandements. (Deutéronome 7.9)❖❖❖

JEU BIBLIQUE

LE SERMON SUR LA MONTAGNE

Que pouvez-vous compléter par cœur ?

     10        15
  14     4      
       17    6  
16              
               
     122        
15          13  
               
      3        
11   9          
      8        
               
7              
               

Matthieu 5.3 « Heureux les (1) en (2), car le (3) des (4) est à eux !

4 Heureux les (5), car ils seront (6) !

5 Heureux les (7), car ils hériteront la (8) !

6 Heureux ceux (9) ont faim et soif de la (10), car ils seront rassasiés !

7 Heureux les miséricordieux, car (11) obtiendront miséricorde !

8 Heureux (12) qui (13) le cœur (14), car ils (15) Dieu !

9 Heureux ceux qui procurent la paix, car ils (16) appelés (17) de Dieu ! »

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LE CHAMP DE BLÉ EST EN FLAMMES !

Quelques semaines s’étaient écoulées depuis la fin des classes pour l’été, et le temps de la moisson du blé approchait. Depuis que Cécile, sa sœur aînée, s’était mariée, Constance était devenue l’aide de Maman. La plupart du temps, elle aimait l’aider, mais ramasser les œufs et s’en occuper jour après jour lui semblait parfois un travail interminable. Quand il y a des milliers de poules dans un poulailler, il y a beaucoup d’œufs !

Papa travaillait dans une usine ; Constance et Maman étaient donc seules à la maison. À l’ouest, Constance pouvait voir le beau champ de blé doré. Il ondoyait doucement dans la brise comme les vagues de l’océan. Papa le moissonnerait dès que le sol serait assez sec pour que la moissonneuse-batteuse puisse y passer.

« Constance ! appela Maman. Allons ramasser les œufs. »

Des nuages blancs et duveteux flottaient dans le ciel. En se rendant au poulailler, Constance entendit un faible grondement de tonnerre. Bientôt, elles furent occupées à ramasser les œufs. Maman fredonnait doucement un cantique, comme elle le faisait souvent en travaillant. Constance aimait l’entendre. Cela lui faisait du bien d’écouter Maman chanter ces beaux cantiques de l’église.

CRAC !

Les lumières s’éteignirent. Maman sursauta et Constance se baissa brusquement.

« C’était la foudre ! » s’écria Maman tandis qu’elles couraient vers la porte.

Sa voix était maintenant très agitée.

« Le champ de blé a été frappé par la foudre ! Il brûle ! Que pouvons-nous faire ? »

Constance voyait la fumée. Elle voyait les flammes jaillir et avancer rapidement. Il fallait arrêter le feu. Bientôt, il atteindrait les bâtiments. Si seulement Papa était là !

« Maman, prions ! »

Ce fut la seule chose à laquelle Constance put penser. Elles joignirent les mains pour faire une courte prière.

« Ô Dieu, fais que le feu s’éteigne ! Nous t’en prions ! »

Maman courut à la maison pour téléphoner. Oui, les pompiers viendraient, mais ils avaient dix kilomètres à parcourir ! Et le blé, haut et sec, brûlait rapidement.

Mais Dieu, du haut du ciel, entendit la petite prière. Il fit s’ouvrir un nuage, et la pluie se mit à tomber abondamment sur le champ en feu. Bientôt, les flammes s’éteignirent. Lorsque les pompiers arrivèrent, le feu était déjà éteint !

Chez les voisins, il n’était tombé que quelques gouttes. Presque toute la pluie était tombée sur le champ qui brûlait…

Maman et Constance étaient profondément reconnaissantes. Ce fut une journée dont Constance se souviendrait toute sa vie.

(Auteur inconnu, article paru dans le Courrier Fraternel de février 1997)

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L’AMOUR DES MÈRES

Une mère, assise près du foyer, faisait un peu de couture. Par terre, sa petite fille de trois ans jouait avec ses poupées. Tout à coup, elle se leva, serra les jambes de sa mère et lui dit :

— Je t’aime, maman.

La jeune mère sourit et étreignit son enfant. La taquinant gentiment, elle lui demanda :

— Et tes poupées, les aimes-tu aussi ?

La fillette hocha la tête.

— Oui, dit-elle, mais je t’aime davantage.

Sa mère sourit de nouveau.

— Pourquoi m’aimes-tu davantage ? ajouta-t-elle.

La fillette réfléchit un instant. Puis la lumière de l’innocence et de la confiance illumina son tendre visage, et elle répondit :

— Parce que tu m’as aimée lorsque j’étais trop petite pour te rendre ton amour.

Anonyme, paru en 1995

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Le dilemme

Rire, c’est courir le risque de passer pour un bouffon.

Pleurer, c’est courir le risque de passer pour sentimental.

Tendre la main à autrui, c’est courir le risque de s’impliquer.

Exprimer ses sentiments, c’est courir le risque d’être repoussé.

Exposer ses rêves au regard des autres, c’est courir le risque d’être ridiculisé.

Aimer, c’est courir le risque de ne pas être aimé en retour.

Aller de l’avant malgré les obstacles, c’est courir le risque d’échouer.

Mais il faut prendre des risques, parce que le plus grand danger dans la vie, c’est de ne rien risquer.

Qui ne risque rien ne fait rien, n’a rien et n’est rien.

Il évitera peut-être la souffrance et le chagrin, mais il ne pourra ni apprendre, ni grandir, ni aimer.

Seul celui qui prend des risques est libre.

Auteur inconnu, article paru en 1995

LE NIVEAU D’ÉDUCATION REQUIS

Chers frères et sœurs en Christ, salut !

Prions maintenant afin que l’Esprit de vérité nous aide à comprendre pleinement ce que le Seigneur Jésus attend de chacun de ses enfants au sujet du niveau d’éducation requis.

Dieu Tout-Puissant a choisi, parmi tous les peuples de la terre, un peuple issu d’Abraham, son serviteur : le peuple d’Israël. Destinait-il ce peuple choisi à demeurer analphabète ou à devenir instruit et éduqué ? Que disent les Écritures ? Lisons Jérémie 30.2, Habacuc 2.2 et Job 19.23. Gardons nos regards spirituels fixés sur Christ et bénéficions de la grâce infinie contenue dans ce thème.

Dieu est-il contre le fait que nous envoyions nos enfants à l’école ? Non ! Il est bon et convenable de les scolariser et de les faire instruire. Nous savons tous que nous vivons dans les derniers temps. À mon avis, le monde a « un pied dans la tombe ». Comme il est écrit dans la Bible : « La figure de ce monde passe » (1 Corinthiens 7.31). Par conséquent, les souillures, sous toutes leurs formes, règnent, pullulent et se trouvent partout dans le monde : dans les hameaux, les villages, les bourgades, les bourgs et les cités.

Le monde d’aujourd’hui n’est-il pas à l’image de Sodome et Gomorrhe au temps de Lot ? Le péché et le mal de toute sorte sont à leur apogée. Les péchés de la chair ont envahi les écoles. Jadis, celles-ci étaient des lieux d’encadrement pour les enfants, les adolescents et les jeunes, où la morale enseignée se rapprochait des principes bibliques. Aujourd’hui, elles sont devenues, dans bien des cas, des ateliers de toutes sortes de péchés : mensonge, malhonnêteté et, pire encore, pratique ouverte des péchés de la chair, sans crainte ni honte. On y enseigne la sexualité et les mesures préventives, encourageant ainsi les écoliers et les élèves à organiser des scènes d’une impudicité extravagante dans une société ivre de corruption. Il en résulte l’atmosphère que nous connaissons aujourd’hui un peu partout dans le monde.

Très chers frères et sœurs en Christ, plus l’enfant poursuit ses études dans ces écoles du monde, plus il risque de s’enraciner dans les péchés du monde. Que faire ? Cherchons la face du Seigneur et découvrons la direction du Dieu vivant. Lisons Matthieu 16.26, Marc 8.36-37 et Luc 9.25. Laissons-nous éclairer par ces paroles du Seigneur Jésus-Christ et discernons bien le « dieu de l’éducation » à travers les œuvres qu’il accomplit puissamment dans le monde d’aujourd’hui. Nous venons d’en évoquer brièvement une partie.

Que désires-tu ? Que désires-tu pour tes enfants ? Obtenir une licence, une maîtrise, soutenir un mémoire, obtenir un doctorat ? Chemin faisant, cette ambition est toujours jalonnée de pièges de Satan, le diable. Le Seigneur Jésus-Christ dit dans sa Parole : « Et que sert-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perd son âme ? » (Marc 8.36.) Le choix est devant toi et devant nous tous : le chemin du salut en Christ, ou celui de la perdition et de la destruction éternelle en enfer avec Satan et sa compagnie.

Sais-tu quelle est la volonté de Dieu lorsqu’il demande à son peuple de s’instruire ? Il faut répondre clairement à cette question pour faire le bon choix, c’est-à-dire se décider pour Christ. Dieu veut que son peuple, le peuple chrétien, sache lire correctement, écrire dans un langage compréhensible et soit capable de converser et de communiquer. Voilà le « niveau d’éducation requis » que le Seigneur des cieux et de la terre réclame de tous ceux qui sont sauvés par le précieux sang de Jésus, l’Agneau de Dieu (Jean 1.29). À mon avis, les principaux obstacles à cette simplicité de l’éducation se font aujourd’hui sentir dans trois domaines :

  • la baisse du niveau ;
  • l’exigence de diplômes universitaires par certains gouvernements ;
  • l’ego, qui nourrit l’orgueil.

En plus des réalités concrètes déjà mentionnées, le « dieu de l’éducation » n’encourage pas et n’encouragera jamais les voies droites de notre Seigneur et Sauveur. Il nie l’existence du Créateur et appuie ses raisonnements sur une philosophie humaine couronnée d’un esprit d’erreur (Matthieu 22.29 ; Marc 12.24).

Une chose est certaine : une personne véritablement née de nouveau, oui, née d’eau et d’Esprit (Jean 3.5), et bien unie à Christ, son Seigneur, aura-t-elle la force de rechercher sa propre satisfaction à l’encontre de la volonté de celui qui a payé sa rançon ? Non, jamais ! Souvenons-nous de ce que notre rachat lui a coûté : ses souffrances, son endurance et son sang versé sur la croix pour le salut de quiconque croit en lui.

À cause du don de la foi, de l’Esprit et des dons spirituels qu’il a accordés à chacun de ses élus, Jésus attend de nous que nous affrontions Satan, le diable, et que nous le démasquions en nous décidant pour la cause du Seigneur Jésus-Christ. Le « dieu de l’éducation » nous fait croire que, sans diplômes élevés, notre vie n’aura aucun sens dans ce monde. C’est tout à fait faux. Satan est menteur depuis le commencement. Désarmons-le toujours, par la grâce du Seigneur et dans toutes les circonstances de notre vie, en lui déclarant : « Je suis l’esclave du Seigneur Jésus-Christ, qui a payé ma rançon ! » Alors, il fuira loin de nous (Jacques 4.7).

La Bible dit : « Celui qui pèche est du diable, car le diable pèche dès le commencement. Le Fils de Dieu a paru afin de détruire les œuvres du diable. Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui ; et il ne peut pécher, parce qu’il est né de Dieu. C’est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n’est pas de Dieu, non plus que celui qui n’aime pas son frère » (1 Jean 3.8-10).

Chers frères et sœurs en Christ, le niveau d’éducation requis ne réside pas dans les diplômes universitaires, comme le suppose le monde. Il consiste plutôt à acquérir la capacité de lire, d’écrire et de communiquer.

Que dit Dieu au sujet de notre vie ici-bas ? Ne nous demande-t-il pas de travailler diligemment de nos mains et de lui laisser le soin de bénir notre travail ? Lisons ces quelques versets : Proverbes 10.4 ; 12.24 ; 13.4 ; 21.5. La Bible nous laisse de belles promesses divines qui peuvent nous encourager à être laborieux, sincères, véridiques et honnêtes dans ce que nous professons.

La société n’a-t-elle pas besoin d’ouvriers talentueux et d’artisans attachés à l’éthique biblique dans ce monde injuste et trompeur ? Priez et choisissez votre métier après avoir prié : menuiserie, charpenterie, carrelage, maçonnerie, plomberie, soudure, etc. Dépendez du Très-Haut en le servant de tout votre cœur, de toute votre force et de toute votre âme, comme les serviteurs que le Père recherche (Jean 4.23 ; Deutéronome 2.7 ; Psaume 128.2 ; Proverbes 14.23 ; 31.31).

Vouloir faire partie de la fonction publique, d’une ONG ou d’une grande société privée représente aussi, à mon avis, un grand danger pour la vraie foi en Christ. Appliquons-nous en général à l’artisanat et, en particulier, à tout travail ou à toute fonction dont l’exercice nous laisse la liberté d’adorer notre Créateur sans faillir à nos devoirs envers lui à cause de notre attachement à ce travail.

Si un membre de l’Église et sa famille envisagent une carrière généralement bénéfique à l’Église et à la société, comme la médecine, mais qui exige davantage d’études, que faire ? Le cas doit être présenté à l’Église pour examen. Au préalable, cette famille doit se soumettre à Dieu et remettre sa demande entre les mains du Seigneur, qui tient la vie de cette personne entre ses mains. Ce projet ne doit aucunement devenir un prétexte à la désobéissance si l’Église n’est pas de cet avis. Soyons soumis à l’ordre et à la direction de l’Église comme au Saint-Esprit et à Christ.

Grâce soit rendue à Dieu le Père pour son amour infini et pour avoir fait jaillir sa lumière, afin de nous faire voir les pièges du « dieu de l’éducation ». Par ces quelques mots inspirés au sujet de ce thème, il nous fait sortir du gouffre des ténèbres. Enfin, lisons Matthieu 7.16-27.

Que l’Esprit Saint continue cette œuvre glorieuse dans la vie de chacun des élus de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. AMEN !

Votre frère,

Pasteur Yovo Assou K. Abalo
Assemblée d’Atchakoé, au Togo

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POURQUOI J’AI DÉBRANCHÉ LA TÉLÉ

L’article suivant présente une étude sur les effets néfastes de la télévision chez les enfants. Depuis quelques années, les données inquiétantes au sujet de la télévision sont de plus en plus nombreuses. Beaucoup de parents chrétiens se soucient de protéger leurs enfants des émissions violentes et immorales devenues habituelles sur le petit écran.

J’aimerais vous suggérer une solution simple et efficace : débranchez l’appareil ! Voici mon expérience.

C’était durant l’été 1972. J’étais marié depuis deux ans et père d’une petite fille de huit mois. Je remarquais combien la télévision s’immisçait dans nos conversations et nos activités. Je me souvenais d’autres foyers où elle servait en quelque sorte de gardienne d’enfants. Si la mère voulait préparer un repas sans interruption, elle n’avait qu’à allumer le téléviseur, et les enfants restaient collés au petit écran. Plus il y avait de bruit et de violence, moins les enfants dérangeaient leur mère.

Puis j’ai relu Understanding Media, de Marshall McLuhan. Il y classait la télévision parmi les médias « chauds », qui sollicitent une faible participation du public, parce qu’elle contourne la faculté de raisonnement en présentant ses images. On peut relire et vérifier l’information sur la page imprimée, mais l’information présentée par le petit écran laisse son empreinte sur le cerveau sans qu’on puisse l’examiner d’un œil critique.

McLuhan mentionnait également des études dans lesquelles des étudiants attribuaient à l’enseignant télévisé une présence plus charismatique qu’au professeur présent dans la salle de classe.

Il me semblait donc que la télévision exerçait une influence profonde sur le raisonnement, et cela m’inquiétait davantage encore que les émissions elles-mêmes. Je l’ai donc débranchée.

Cela s’est passé il y a presque vingt-trois ans. Nous n’avons jamais eu de difficulté à trouver des occupations pour nos moments libres. Notre fille est maintenant adulte et ne montre aucun signe d’avoir souffert de ce manque de divertissement artificiel.

Frère Bob Goodnough, rédacteur, article paru en 1995

OUI, LA TÉLÉVISION FAVORISE LA VIOLENCE CHEZ LES JEUNES

Dans son numéro de février 1994, la revue mensuelle Science & Vie a publié une analyse très intéressante sur une question que certains avaient trop vite écartée : les effets possibles de la télévision sur le comportement des enfants.

On y apprend, par exemple, qu’aux États-Unis, le National Institute of Mental Health, l’American Academy of Pediatrics et l’American Psychological Association ont affirmé publiquement que la violence télévisée peut contribuer à l’agressivité chez les enfants. Certains chiffres étaient présentés à l’appui de cette thèse : dans ce pays, entre 1981 et 1990, les arrestations de mineurs auraient augmenté de 60 %, contre seulement 5 % chez les personnes de plus de 18 ans. En Californie, 19 % de tous les homicides auraient été commis par des adolescents.

Les enfants aiment le petit écran. C’est une évidence. Ils passent de plus en plus de temps devant le téléviseur, qui joue souvent le rôle de bonne d’enfants. Ce succès de la télévision s’explique d’abord par son support : l’image. Celle-ci est plus attrayante et exige moins d’effort de décodage que le mot écrit. Mais le contenu de l’image n’est pas seul à influer sur les téléspectateurs. L’apparence, les techniques de montage, le son, l’intensité de la lumière et les changements rapides de plan auraient eux aussi un effet. Wright et Huston ont montré dans leurs travaux qu’un dessin animé ou un court message publicitaire dont la forme est très marquée pouvait stimuler certains comportements chez des enfants d’âge préscolaire. Cela ne signifie évidemment pas que le contenu des images n’ait aucune importance, bien au contraire. En laboratoire, on a observé que les spectateurs tendent à participer émotionnellement à l’action des héros de l’écran. On aperçoit même une amorce d’imitation de leurs mouvements.

L’enfant serait donc capable de percevoir le sens des images et d’en subir l’influence. Andrew Meltzoff, de l’Université de Washington, mena une expérience afin de vérifier la capacité des bébés à comprendre le contenu d’une séquence projetée. Il montra à des nourrissons un adulte manipulant un jouet d’une manière très précise. Certains enfants reçurent ensuite le jouet immédiatement ; d’autres ne le reçurent que vingt-quatre heures plus tard, sans avoir revu la séquence. Par rapport aux groupes témoins, une proportion significative des enfants qui avaient vu le modèle reproduisit ses gestes, aussi bien immédiatement qu’après un délai.

Les enfants absorbent d’autant plus facilement les images proposées que la télévision est associée à des moments d’intimité et de sécurité domestique. Le soir, la famille mange la soupe en regardant la télévision ; le matin, les petits s’habillent devant le poste. Intégrée au rythme de la vie, elle crée une accoutumance, surtout chez le jeune enfant.

Deux chercheurs américains, Phillips et Carstensen, ont affirmé pour leur part que les reportages télévisés sur le suicide pouvaient être suivis d’une hausse des suicides chez les jeunes. Leur étude, portant sur plus de 12 500 suicides d’adolescents américains entre 1973 et 1979, indiquait que le taux de suicide chez les jeunes augmentait sensiblement après la diffusion d’un reportage ou d’une émission consacrée à un suicide.

Autre fait troublant : selon certaines études de l’époque, plus un pays s’équipait de téléviseurs, plus le nombre de meurtres semblait augmenter. Le taux d’homicide au Canada et aux États-Unis aurait augmenté de 93 % entre l’introduction de la télévision, vers 1950, et 1970. En Afrique du Sud, où la télévision ne fut introduite qu’en 1975, une hausse comparable, mais décalée dans le temps, aurait été observée : en douze ans, le taux d’homicide aurait plus que doublé.

La télévision pourrait aussi engendrer chez l’enfant une certaine confusion entre la fiction et la réalité, à l’âge où se développe normalement la capacité de les distinguer. Certains psychiatres américains ont même avancé l’hypothèse que, dans des cas extrêmes, la perte de contact avec la réalité pouvait contribuer au passage à l’acte meurtrier.

(Article paru en 1995)

(Post-scriptum de 2026 : ceci s’applique aussi au fait de regarder des vidéos sur un téléphone ou tout autre appareil.)

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PROCLAMER LA BONNE NOUVELLE

Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler, s’il n’y a personne qui prêche ? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles ! (Romains 10.14-15)

COMMENT J’AI TROUVÉ LE SEIGNEUR ET SON ÉGLISE

Shalom, frères ! Je suis frère Pascal du Togo.

J’ai le plaisir de vous raconter comment j’ai rencontré Christ dans ma vie.

Je suis né d’un père béninois et d’une mère togolaise. Nous sommes cinq fils. Notre maman est pentecôtiste et notre papa est athée. Nous fréquentions avec elle l’Église de Pentecôte. Notre père étant souvent absent de la maison, nous sommes demeurés sous l’éducation de notre mère. À un certain moment, chacun de nous s’est retrouvé livré à lui-même. Puis mon père a trouvé un petit emploi à Nangbéto, et nous avons dû le rejoindre. Maman continuait de fréquenter l’Église de Pentecôte, mais moi, non. Je menais une vie de débauche et me livrais à l’ivrognerie et à la fornication.

Un jour, Maman m’a fait savoir qu’elle avait changé d’Église. Comme elle ne savait ni lire ni écrire, elle n’a pas pu m’en donner le nom. Elle l’appelait simplement « l’Église des Blancs ». Un missionnaire et un frère lui rendaient souvent visite à la maison, mais je n’accordais aucune importance à leurs visites. J’essayais de décourager Maman en lui racontant l’histoire de la traite des Noirs et de la colonisation. À la suite d’une grave maladie de mon père, elle a abandonné cette nouvelle Église pour rejoindre un groupe de prière et de guérison.

Un jour, j’ai été sollicité pour enseigner dans un village, car j’avais les diplômes et les compétences requis. C’est là que tout a commencé. Je suis tombé gravement malade et, malgré les traitements et les prières dans le groupe que fréquentait Maman, je ne guérissais toujours pas. Une nuit, pendant mon sommeil, je me suis retrouvé en songe dans un cimetière, devant une tombe ouverte pour moi. Peu après, une femme vêtue de blanc m’a dit : « Retourne et cherche à fréquenter une véritable Église, car tu n’es pas encore prêt à venir ici. »

Le dimanche suivant, j’ai dit à Maman que j’allais à l’Église. Elle a simplement ri, pensant qu’il s’agissait d’une plaisanterie. En chemin, je me demandais quelle était cette véritable Église dont avait parlé la femme. Finalement, je me suis retrouvé à l’Église de Dieu en Christ. Dans sa prédication, le missionnaire a expliqué comment nos péchés pèsent sur notre dos et que seul Jésus-Christ peut nous libérer de ce fardeau. Ce missionnaire n’était autre que celui qui rendait visite à Maman. J’ai aussi reconnu le frère qui l’accompagnait. Cette parole m’a touché. J’ai commencé à demander à Dieu le pardon de mes péchés. Dieu m’a pardonné ; il m’a libéré de mes fardeaux et de ma maladie. Par sa grâce, je suis devenu membre de l’Église. Dieu m’a accordé une épouse croyante dans l’Église ainsi qu’un fils. Nous le remercions pour ses bénédictions.

Je remercie mon Dieu de m’avoir fait sortir de l’obscurité pour m’amener à la lumière et de m’avoir donné une seconde chance. Il est vrai que je rencontre des tribulations, mais, chaque fois, il me tend la main. Je prie Dieu de toucher le cœur de mes parents et de mes frères afin qu’ils se donnent à lui.

Très chers frères et sœurs en Christ, souvenez-vous de nous dans vos prières. Que Dieu nous bénisse tous.

Frère Pascal Ogouma, corédacteur

Assemblée d’Atakpamé, au Togo

Zone de Texte: Le bonheur est une denrée merveilleuse. 
Plus on en donne, plus on en a.
— attribué à Antoine de Saint-Exupéry

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LA LUMIÈRE DE LA PAROLE DE DIEU

(Le récit véridique d’un fait survenu dans les années 1840 à un colporteur biblique qui vendait des bibles de porte en porte dans le Québec rural.)

M. Lafleur rapporte un fait intéressant dont l’authenticité est attestée par plusieurs personnes. Au cours de l’une de ses tournées de colportage dans la paroisse de Saint-D., Zéphirin Patenaude arriva, un soir de février, au terme d’une journée de travail. Il commença alors à s’enquérir d’un endroit où il pourrait passer la nuit. Partout, il rencontrait un accueil glacé et recevait un refus. Enfin, il frappa à une porte et demanda une place au coin du feu, n’osant pas solliciter une plus grande faveur. On la lui accorda. Les quatre hommes présents, sachant qui il était, commencèrent à parler de religion. On peut s’imaginer ses craintes : il s’attendait à être mis à la porte. Cependant, sa conscience parlait.

Un instant, il éleva son âme vers Dieu et trouva le courage de rendre son témoignage. Puis il osa demander un gîte pour la nuit. L’un des hommes lui dit : « Je m’en vais chez moi dans un instant ; venez avec moi, je puis vous loger. » Il lui offrit un bon souper, une bonne chambre et un excellent déjeuner.

Comme M. Patenaude le remerciait de son hospitalité, son hôte lui dit : « Il faut que je vous dise pourquoi je vous ai traité de la sorte. Il y a deux semaines, j’eus un singulier rêve, à deux heures de la nuit. Je rêvais qu’un homme frappait à ma porte. Elle s’ouvrit. Il entra. Il sortit de sa poche un petit livre et, lorsqu’il l’ouvrit, la maison fut remplie de lumière. J’en fus si frappé que je ne dormis pas pendant le reste de la nuit. En vous voyant entrer chez mon voisin, je vous ai reconnu pour l’homme que j’avais vu dans mon rêve. Voilà pourquoi je tenais à causer avec vous et à vous entendre. »

Cette histoire est un symbole frappant de l’œuvre que la Parole de Dieu peut accomplir : elle peut remplir de lumière chaque maison qui l’accueille.

— Tiré de l’Histoire du protestantisme français au Canada et aux États-Unis, de Rieul-Prisque Duclos (article paru en 1995)

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LE CHOIX

Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là.

(2 Timothée 3.1-5)

Chers frères et sœurs, la Parole de Dieu nous dit que le seul moyen de sortir de notre état de perdition est de nous repentir de nos péchés et d’accepter Jésus comme notre Sauveur. Il a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14.6). Il dit aussi : « Je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi » (Jean 6.37). La Parole de Dieu nous dirige vers Jésus, l’Agneau de Dieu qui a versé son sang pour ôter notre péché et qui est ressuscité des morts pour nous donner la vie éternelle.

Si tu n’es pas prêt pour le retour de Jésus, viens à lui aujourd’hui. Tout comme les gens de l’époque de Noé ne s’attendaient pas à un déluge, beaucoup de gens aujourd’hui ne s’attendent pas à ce que Jésus revienne. Son retour sera inattendu, comme un voleur dans la nuit.

Comme le passage placé en tête de cet article l’annonce, il y aura des temps difficiles : les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, pleins d’orgueil et rebelles à leurs parents. Nous voyons aussi des guerres éclater ici et là, tandis que les meurtres se multiplient. Les parents laissent leurs enfants à eux-mêmes, au moment même où ceux-ci ont le plus besoin de leurs parents.

Nous sommes tous nés avec une nature pécheresse, et personne ne peut le nier. Lorsque Jésus paraîtra, tous le verront. Il jugera alors tous les hommes : certains seront condamnés à l’enfer, d’autres iront au ciel.

Et toi, où iras-tu ? Le choix t’appartient.

Frère Jean-Michel Douané

Assemblée de Yaffo, en Côte d’Ivoire

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INSPIRATIONS DIVERSES

LE VOYAGE DU PÈLERIN MODERNE

(Ce texte illustre un peu ce que serait l’histoire du Voyage du pèlerin, de Jean Bunyan, si elle était écrite de nos jours.)

Chrétien marchait toujours vers la Cité céleste. Et tout le monde trouvait qu’il était trop strict.

Il emportait le Livre partout où il allait. Et c’était bien là le problème.

Quand le Livre disait : « Fuis », il fuyait.
Quand il disait : « Abstiens-toi », il s’abstenait.
Quand il disait : « Renonce à toi-même », il renonçait à lui-même.
Quand il disait : « Prends ta croix », il ne demandait pas s’il en existait une plus légère.

« Tu prends tout cela beaucoup trop au sérieux », lui disait-on.

Chrétien regarda le Livre.

« Le Roi a-t-il changé ? »

« Non. »

« Alors pourquoi changerais-je ? »

Ils le traitèrent donc de légaliste.

Et Chrétien poursuivit son chemin.

Bientôt, il arriva dans une ville où chacun marchait la tête baissée.

Au premier abord, Chrétien pensa que les gens priaient.

Puis il aperçut les écrans lumineux qu’ils tenaient entre leurs mains.

Dès leur réveil, ils tendaient la main vers eux.
Ils mangeaient avec eux.
Ils les emportaient à l’église.
Ils les gardaient jusque dans leur chambre.
Ils les mettaient entre les mains de leurs enfants.

Chrétien vit les petits apprendre le nom des célébrités avant celui des apôtres, connaître les tendances du jour avant la vérité, et parler le langage du monde avant d’avoir appris celui des Écritures.

« Qui fait de vos enfants des disciples ? » demanda Chrétien.

« Mais nous ! »

Chrétien regarda les écrans qu’ils tenaient à la main.

« En êtes-vous bien sûrs ? »

Ils dirent qu’il allait trop loin.

Et Chrétien poursuivit son chemin.

Puis il rencontra une femme nommée Sentiments.

Elle disait à tous :

« Suis ton cœur. »

« Fais ce qui te donne la paix. »

« Si ta conscience ne te reprend pas, c’est que cela ne doit pas être mauvais. »

Chrétien ouvrit le Livre.

« Mais le Livre dit que le cœur est trompeur. »

Sentiments fronça les sourcils.

Chrétien serra plus fermement le Livre contre lui.

« Mes sentiments changent. Le Livre, lui, ne change pas. »

Ils le trouvèrent dur.

Et Chrétien poursuivit son chemin.

Puis Chrétien arriva à la Foire de la Vanité.

Mais il n’était désormais plus nécessaire de s’y rendre.

La Foire tenait maintenant dans la poche de chacun.

La convoitise.
L’envie.
La médisance.
L’orgueil.
La cupidité.
Les fausses doctrines.
Les divertissements sans fin.

Tout cela était à portée d’un simple mouvement du pouce.

Ils y passaient des heures, puis s’étonnaient de n’avoir plus aucun goût pour la prière.

Ils remplissaient de bruit le moindre instant de silence, puis s’étonnaient de ne plus parvenir à écouter la Parole de Dieu.

« Ce n’est pas un péché », protesta quelqu’un, la boîte lumineuse à la main.

Chrétien acquiesça.

« Peut-être pas. Mais je me demande si c’est encore vous qui la possédez ou si c’est elle qui vous possède. »

Ils le trouvèrent vieux jeu.

Et Chrétien poursuivit son chemin.

Les années passèrent.

Le chemin devint plus étroit.

Les hommes donnèrent de nouveaux noms aux compromis.

La mondanité devint liberté.
L’impudicité devint assurance de soi.
La désobéissance devint authenticité.
Le silence devant le péché devint amour.
Et la sainteté devint légalisme.

Chrétien se demanda parfois s’il n’était pas, après tout, trop strict.

Alors il ouvrit de nouveau le Livre.

Le chemin étroit s’y trouvait encore.

La croix s’y trouvait encore.

« Soyez saints dans toute votre conduite » s’y trouvait encore.

« N’aimez point le monde » s’y trouvait encore.

« Si vous m’aimez, gardez mes commandements » s’y trouvait encore.

Chrétien referma le Livre.

« Ce n’est pas moi qui ai rendu le chemin étroit. C’est le Roi. »

Et Chrétien poursuivit son chemin.

Enfin, il aperçut la Cité céleste.

Et soudain, tous les noms dont on l’avait affublé cessèrent de lui faire mal.

Légaliste.

Extrémiste.

Coupé du monde.

Vieux jeu.

Trop strict.

À la lumière de l’éternité, l’opinion des hommes comptait désormais bien peu.

Chrétien regarda le Livre usé qu’il tenait entre ses mains et songea à tout ce qu’il avait abandonné par obéissance à ce qu’il y avait lu.

Et là, au seuil de l’éternité, il éprouvait encore certains regrets.

Mais aucun ne se formulait ainsi :

« J’aurais dû faire davantage de compromis. »

Peut-être avons-nous posé la mauvaise question.

Non pas :

« Est-ce vraiment si mauvais ? »

Mais :

« Cela me rend-il davantage semblable à Christ ? »

Non pas :

« Est-ce que je me sens repris dans ma conscience ? »

Mais :

« Qu’a dit Dieu ? »

Et peut-être devrions-nous cesser d’avoir tellement peur que nos enfants nous trouvent trop stricts. À force de vouloir éviter ce reproche, nous risquons de les livrer à un monde qui, lui, ne craint nullement d’en faire ses disciples.

La Cité céleste est devant nous.

Nos enfants nous regardent.

L’éternité approche.

Le Livre est toujours vrai.

Le chemin est toujours étroit.

Et le Roi est toujours digne.

Alors, Chrétien…

poursuis ton chemin.

Texte traduit de l’original anglais de Sarah Trent, avec son aimable permission.

Texte proposé par le pasteur Henry Dyck, de l’assemblée de Roxton, au Québec.

Texte original : Pilgrim’s Progress of 2026

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Le meilleur cadeau

     Un monarque perse voulait mieux connaître son peuple. Il entreprit de se mêler à lui sous divers déguisements. Un jour, il se rendit aux bains publics sous l’apparence d’un homme pauvre. Il s’assit dans la chaufferie et se mit à converser avec le chauffeur. Au dîner, il partagea le repas ordinaire de son nouvel ami.

Le souverain revint souvent voir cet homme et, après quelques mois, conçut pour lui un grand attachement. Un jour, le chauffeur apprit l’identité du souverain. Abasourdi, il s’assit et fixa son nouvel ami avec émerveillement. Puis il lui dit :

« Tu es sorti de la splendeur de ton palais pour t’asseoir avec moi dans cet endroit sombre ; tu as partagé ma nourriture. À d’autres, tu peux offrir de riches cadeaux, mais, à moi, c’est toi-même que tu as donné. »

Anonyme, paru en 1995

« Il y a une arithmétique du désespoir dans le monde d’aujourd’hui : chacun demande de l’amour et de la compréhension, mais très peu semblent capables et disposés d’en donner. »

Auteur inconnu, paru en 1995

DOCTRINE

LA CONCEPTION CHRÉTIENNE DU MARIAGE

Lorsque vous imaginez votre mariage, de quelle sorte de foyer rêvez-vous ? Pensez-vous aux paroles de Salomon : « Jouis de la vie avec la femme que tu aimes… » (Ecclésiaste 9.9) ? Rêvez-vous d’enfants heureux qui s’ébattent dans la beauté et l’innocence de leur jeune âge ?

Ces rêves se réalisent-ils ?

Cela dépend. Le mariage apporte de nombreuses responsabilités. La façon dont vous abordez l’âge adulte aura des conséquences sur votre foyer. Si certains jeunes pensent détenir la clé de leur avenir et pouvoir traverser sans Dieu leurs années de passage à l’âge adulte, ils se trompent.

« Et l’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde » (Genèse 2.18). Que nous révèle ce verset ? Les jeunes hommes ne sont (généralement) pas destinés à vivre seuls. Le monde en convient. Ils partent donc à la recherche d’une femme.

Mais regardez les statistiques ! J’ai lu dans notre journal local que, sur 600 mariages, 206 se terminaient par un divorce. Plus du tiers de ces foyers étaient brisés. Imaginez les enfants innocents qui en souffrent. Imaginez le chagrin, la solitude et le désespoir !

Ces 1 200 personnes venaient-elles toutes de foyers chrétiens ?

Bien sûr que non ! Et, pour plus du tiers d’entre elles, le mariage n’avait pas réussi.

Dieu fit une femme pour Adam. Il aurait pu en faire dix et lui proposer de choisir. Mais il savait ce dont Adam avait besoin et ce qui lui convenait le mieux. Adam, lui, ne le savait pas. Il dormait pendant que Dieu façonnait sa femme et n’eut donc, vous en conviendrez, pas grand-chose à faire. Dieu réunit deux personnes, l’amour afflua, puis il les fit une seule chair.

Avec le temps, les hommes ont oublié que Dieu peut faire un meilleur travail qu’eux. Ils prirent les femmes dont ils avaient envie. L’amour de Dieu ne régnait plus. Leur convoitise charnelle prit le dessus, et ils crurent que c’était de l’amour. Le monde se trouva bientôt dans une condition terrible. La plupart des péchés remontent à l’époque où les hommes prirent des femmes de leur propre initiative. L’immoralité que nous connaissons aujourd’hui en est le résultat.

« Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité », disait Jésus au Père (Jean 17.17). Lorsque des jeunes donnent leur vie à Dieu, ils sont sanctifiés et deviennent purs en esprit. Dieu utilise sa Parole, qui est la vérité, pour accomplir ce travail en eux. Leur désir d’avoir un conjoint devient lui aussi un désir saint.

« Or, ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises. Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Galates 5.24-25). Si des jeunes sont en Jésus-Christ et vivent par la puissance du Saint-Esprit, leur conduite sera pure et sainte. Ils attendront la direction de Dieu. La puissance de Dieu préservera leurs sentiments jusqu’au moment de leur mariage dans le Seigneur. Il ne sera pas question d’essayer une relation avec l’une, puis avec une autre. Cela n’est pas de Dieu.

Pendant les années où ils deviennent adultes, les jeunes voient et entendent beaucoup de choses contraires à la sainte volonté de Dieu. L’habitude coupable de tomber amoureux puis de rompre, sans même savoir ce qu’est vraiment l’amour, malmène leur sensibilité. Il en résulte de la misère, de la frustration et un grand nombre de péchés terribles.

La jeunesse chrétienne est exposée presque partout à ces complaisances charnelles coupables. Nous devons nous souvenir que, de l’extérieur, elles paraissent amusantes et excitantes, mais que leur réalité, qui vient du diable, est meurtrière.

Un jeune chrétien rempli de l’Esprit cherchera un bon exemple auprès de ses parents ou des anciens. Il saura accueillir la discipline et les préoccupations de l’Église, ce qui l’aidera à ne pas se laisser prendre au piège de péchés si tentants pour la jeunesse.

Nous n’avons aucun droit d’établir des contacts sensuels avec une personne de l’autre sexe. Se tenir la main, s’enlacer ou s’embrasser sort complètement du cadre de l’amour chrétien. Si nous nous permettons ces contacts stimulants, nous avons déjà perdu notre pureté. Une partie de nous-mêmes a été abîmée ou souillée. Ces choses ne sont pas destinées aux célibataires, mais aux personnes mariées ; autrement, nous nous retrouverons bientôt profondément enracinés dans le péché. Ces émotions doivent être conservées avec beaucoup de soin, afin d’être éveillées au bon moment et avec la bonne personne.

Lorsque l’Esprit de Dieu vous indique le choix qu’il a fait pour vous, vous avez tous les atouts.

Toutes les émotions conservées avec soin sont fraîches et nouvelles. Elles vous sont réservées à tous les deux lorsque Dieu fera de vous une seule chair. Vous découvrirez alors tout le bonheur que Dieu vous avait réservé. Votre union résistera aux épreuves et aux peines, parce que vous continuerez à marcher dans l’Esprit.

Les parents jouent ici un rôle important. Beaucoup sont trop permissifs dans ce domaine. Dieu vous tient responsables de la vie de vos enfants pendant ces années critiques. Les enfants sont confiés à la responsabilité de leurs parents. En outre, vous appartenez à Dieu à double titre : premièrement, parce qu’il vous a créés et vous a donné vos parents ; deuxièmement, parce qu’il vous a rachetés sur la croix par son sang. Non, vraiment, nous ne nous appartenons pas.

Un jeune homme chrétien se souviendra que la jeune femme qu’il commence à aimer appartient à ses parents et à Dieu. Il ne peut l’enlever à sa famille ni la considérer comme sienne avant que Dieu et ses parents ne la lui aient donnée. L’amour est vrai et ne fait rien de sournois. L’amour sait attendre ; la convoitise charnelle, non !

Une lecture attentive de Matthieu 1.18-25 nous montrera comment Joseph aimait Marie. Même après qu’elle fut devenue sa femme, ils n’eurent pas de relations intimes avant la naissance de Jésus. Oui, Dieu accorde la grâce d’aimer de façon désintéressée et de penser d’abord au bien-être de l’autre. Cela est également vrai pour la jeune femme. Elle préservera ses émotions et les gardera saintes, en priant beaucoup pour être forte. Elle ne voudra tenter le jeune homme d’aucune manière. Souvenez-vous : le désir charnel n’est pas l’amour.

Une jeune fille à l’esprit saint ne partira pas faire un tour en voiture sur un coup de tête, seule avec un jeune homme, dans l’obscurité. Elle ne s’isolera pas avec lui dans le jardin de ses parents ni ailleurs. C’est dans de telles circonstances que Satan peut mettre en pièces toutes les bonnes intentions.

Oh ! si les voitures du malheur pouvaient parler ! Dans une telle atmosphère, personne ne peut prier : « Ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du mal. »

Grande est la responsabilité des parents de la jeune fille. Ce sont eux qui invitent le jeune homme à l’intérieur afin que les jeunes puissent faire connaissance et préparer leurs projets. Pour cela, il doit y avoir une sainte atmosphère de discipline et de partage. Il revient aux parents d’y pourvoir. Des parents fautifs donnent souvent des enfants fautifs. Des parents qui obéissent à l’enseignement de Dieu dans ce domaine de l’éducation peuvent s’attendre à des enfants obéissants.

Dieu continuera de guider les jeunes avec douceur et sans heurt durant les jours précédant le mariage, ainsi que lors du mariage lui-même, qui sera un merveilleux moment de bonheur, sans aucun regret. Quel plaisir de se souvenir de ce jour !

« Enfants, obéissez à vos parents, selon le Seigneur, car cela est juste » (Éphésiens 6.1). Vous serez richement récompensés si vous obéissez à vos parents pendant cette période de votre vie. Ne tardez pas à les mettre dans la confidence. Des parents spirituels sauront vous guider en toute sécurité pendant les années critiques de votre vie.

Que Dieu bénisse les jeunes de l’Église.

Puissent-ils entrer dans le mariage en bons chrétiens ! Nous aurons alors des familles chrétiennes fortes, capables de construire une Église chrétienne forte.

— Transcription d’une conférence donnée par le pasteur Kenneth Koehn.

(Article paru en 1995)

Zone de Texte: « Sur la terre, je n’ai ni cité permanente ni lieu de repos. Ma demeure et ma patrie sont dans les cieux. »
— Pomponio Algieri, lettre de prison, 12 juillet 1557, dans le Miroir des martyrs (voir 2 Co 5.1 et Hé 13.14).
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HISTOIRE

ABANDONNE TES FARDEAUX À TON SAUVEUR

Histoire d’un cantique

Si le monde te reprend

Et ton or et ton argent,

Si la pauvreté vient assombrir ton cœur,

Souviens-toi que Dieu là-haut

Prend soin des petits oiseaux.

Abandonne tes fardeaux à ton Sauveur.

Laisse-les, laisse-les,

Laisse tes fardeaux aux pieds de ton Sauveur.

Si tu crois sans défaillir,

Il saura te secourir,

Abandonne tes fardeaux à ton Sauveur.

Un jour de 1916, un membre de l’assemblée de Charles Albert Tindley, accablé de soucis, vint lui rendre visite. Le pasteur Tindley écouta l’homme lui énumérer la longue liste de ses malheurs, puis lui dit : « Ce que je veux que vous fassiez, c’est de rentrer chez vous, de vous trouver un grand sac, d’y fourrer tous vos fardeaux, de l’apporter au Seigneur… et de le laisser là. »

Après le départ de cet homme, Tindley réfléchit à cette visite, puis écrivit les paroles et la musique de l’un de ses cantiques les plus connus. La traduction française de la première strophe et du refrain de ce cantique figure en tête de cet article. Le cantique original en anglais n’est plus protégé par le droit d’auteur et je ne trouve aucune preuve indiquant que la traduction française n’ait jamais été protégée par le droit d’auteur. Cette traduction semble avoir été réalisée dans les années 1970, mais aucune date ni le nom du traducteur n’y figurent.

Qui était Charles Albert Tindley ? Il naquit dans l’État du Maryland aux États-Unis en 1851, à l’époque de l’esclavage. Son père était esclave, mais parce que sa mère était une femme noire affranchie, Charles était aussi libre. Sa mère mourut alors qu’il avait deux ans et il fut recueilli par ses tantes pour l’empêcher de devenir esclave. À l’âge de sept ans, il se mit à travailler pour gagner son pain. Lorsqu’il avait douze ans, le président Lincoln signa la Proclamation d’émancipation, affranchissant les esclaves.

Zone de Texte: Photo historique de Charles Tindley, à des fins illustrativesAprès la guerre de Sécession, il s’installa à Philadelphie où il trouva un emploi de porteur de briques. Lui et sa femme fréquentaient une église méthodiste où il travaillait également comme concierge, un poste non rémunéré. Tindley n’eut jamais l’occasion d’aller à l’école, mais il apprit à lire en prononçant à haute voix des lettres, puis des mots, à partir de bouts de papier écrits qu’il trouvait. Puis il suivit des cours du soir pendant plusieurs années afin de se former. Souhaitant pouvoir lire la Bible dans les langues originales, il fit la connaissance d’un rabbin local qui lui enseigna l’hébreu, puis étudia le grec par correspondance.

Photo historique de Charles Tindley, à des fins illustratives

Sans aucun diplôme, Tindley fut admis à l’ordination au sein de l’Église méthodiste épiscopale après avoir passé un examen auquel il obtint d’excellents résultats. Tindley fut affecté par son évêque à la fonction de pasteur itinérant, ne restant que relativement peu de temps dans chaque assemblée. Après quelques années, l’assemblée qui l’avait précédemment employé comme concierge l’invita à devenir son pasteur.

Cette assemblée comptait 130 fidèles à son arrivée et se développa pour devenir une assemblée interraciale de 10 000 membres à sa mort, en 1933. Il collaborait avec des chefs d’entreprise pour aider les membres de son assemblée à trouver un emploi. Il les encourageait également à créer leur propre entreprise et à acheter un logement. Tindley était un prédicateur remarquable, mais aussi un compositeur de renom, qui présentait souvent l’un de ses cantiques à l’assemblée au cours d’un sermon. Il est considéré comme l’un des pères fondateurs des chants gospel américains. Quarante-six de ses cantiques, dont il a écrit à la fois les paroles et la musique, ont été publiés.

Les conseils du pasteur Tindley ont sans aucun doute apporté une lueur d’espoir à l’homme mentionné au début de cet article. Le cantique qu’il a ensuite composé a fait de même pour des millions d’autres personnes. Tous ceux qui placent leur confiance en Jésus-Christ savent que nous devons lui confier nos fardeaux et lui permettre de s’en charger. Mais souvent, nous sommes devenus tellement attachés émotionnellement à nos angoisses qu’il nous est difficile de leur dire adieu. Néanmoins, comme le promet ce cantique, nous découvrons qu’un baume apaisant nous est appliqué lorsque nous lâchons prise et que nous faisons confiance au Seigneur, sans jamais douter.

Frère Bob Goodnough, corédacteur

Assemblée de Swanson, Saskatchewan, Canada

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NOUVELLES

COMMUNIONS (SAINTE-CÈNE)

BLANCHARD, HAÏTI — 30 août 2026 : La Sainte-Cène a été observée sous la direction des pasteurs Enel Henry et Siméon Mickel Dorléus, accompagnés des pasteurs de l’assemblée.

ORDINATIONS

JÉRÉMIE, GRANDE-ANSE, HAÏTI — 10 juillet 2026 : Frère William Plaisime, accompagné de son épouse Marie Nasie Dupré, ordonné au ministère de l’Évangile par le pasteur Elder Petit-Del.

JÉRÉMIE, GRANDE-ANSE, HAÏTI — 10 juillet 2026 : Frère Dunack Plaisime, accompagné de son épouse Jomite Jeune, ordonné au diaconat par le pasteur Brutus Louis.

LOVINGT, BAINET, HAÏTI — 16 juillet 2026 : Frère Jean Yrvel Jean-Joseph, accompagné de son épouse Cherline, ordonné au ministère de l’Évangile par le pasteur Louis Donard Jean-Poux.

TERRE ROUGE, BAINET, HAÏTI — 19 juillet 2026 : Frère Mackenson Mathieu, accompagné de son épouse Marie Lonnie, ordonné au ministère de l’Évangile par le pasteur Jean Adius Jean-Joseph.

DOCO, BAINET, HAÏTI — 22 juillet 2026 : Frère Françot Laplante, accompagné de son épouse Monette Laguerre, ordonné au diaconat par le pasteur Elder Petit-Del.

DOCO, BAINET, HAÏTI — 22 juillet 2026 : Frère Milot Désir, accompagné de son épouse Jésula Cangé, ordonné au diaconat par le pasteur Jean Adius Jean-Joseph.

BAPTÊMES

ADAM-KOPÉ, TOGO — 12 juillet 2026 : Blaise Koudjo Omou, par le pasteur Ephraïm Kokou Fiadegbé.

EZIMÉ, TOGO — 12 juillet 2026 : Josué Kossi Ihou, fils du frère Léonard Koffi Ihou et de la sœur Amavi ; Bernard Kokou Kossi, fils du frère Ségla Kossi et de la sœur Edi ; et Lucie Adjo Fiadegbé, fille du pasteur Ephraïm et de la sœur Wampah Akpéné.

NB : Ces trois personnes ont été baptisées par le pasteur Ephraïm Kokou Fiadegbé.

BLANCHARD, HAÏTI — 30 août 2026 : Maylande Desilma, par le pasteur Siméon Mickel Dorléus.

Loudemia Lucien et Loudena Petit-Homme, par le pasteur Jean Gildonny Hypolite.

Youvemicka Augustin et Cassandre François, par le pasteur Farem Benoît.

MARIAGES

VERTILIEN-MONDÈ : Thomassique, Centre, Haïti — 26 juillet 2026 ; Frère Dieumaitre Vertilien, d’Ouanaminthe, dans le Nord-Est d’Haïti, à sœur Bergeline Mondè, fille de frère et sœur Cenel Mondè, de l’assemblée de Thomassique, par le pasteur Cenel Mondè.

BOURSIQUOT-MILLER : Kidron, Ohio, États-Unis — 16 août 2026 ; Frère Jérémie, fils du frère Maxeau et de la sœur Martha Boursiquot, de Belleville, en Pennsylvanie, à sœur Alexa, fille du frère et de la sœur Michael Miller, membres de cette assemblée, par le pasteur Steve Koehn.

NÉCROLOGIES

ANDRÉE FROMENT TOEWS[2]

Andrée Toews naquit de François et Juliette Froment le 19 septembre 1926 à Paris, en France. Elle décéda le 8 septembre 2025 à Cascades of Stayton, dans l’Oregon, aux États-Unis. Sa santé avait décliné au cours des deux derniers mois, alors qu’elle approchait de son quatre-vingt-dix-neuvième anniversaire.

Maman rencontra notre père à Paris en 1944. Elle déménagea à Winton, en Californie, où ils se marièrent le 28 décembre 1946. Ce passage de sa France natale à la culture américaine apporta de nombreux changements dans sa vie, qu’elle accepta avec grâce.

Dès sa jeunesse, elle chercha Dieu et Son peuple, répondant ainsi au profond désir de son cœur. Son déménagement en Californie la mit en contact avec l’Église de Dieu et lui fit rencontrer son Sauveur. Maman et Papa furent baptisés dans l’Église de Dieu en Christ, mennonite, en mars 1947.

Nos parents vécurent treize ans à Winton, en Californie, où nous sommes tous nés. Maman s’y fit de nombreux amis qu’elle conserva toute sa vie. De Californie, ils déménagèrent à Scio, en Oregon, où ils passèrent le reste de leur vie.

Notre mère aimait l’hospitalité et ouvrait sa maison aux étrangers comme aux amis. Elle faisait en sorte que chacun se sente privilégié et aimé. Lorsque le besoin s’en faisait sentir, elle se tournait vers le Seigneur dans la prière. Celle-ci était importante pour elle et occupait une grande place dans sa vie.

Maman donna tout son cœur à sa famille et à ses petits-enfants. Nous n’avons jamais douté de son amour pour nous.

Elle laisse dans le deuil ses enfants : Patrick et Dominique Toews, de Beaverton, en Oregon ; Paulette et Lonnie Jantz, de Livingston, en Californie ; Micheline et Larry Koehn, d’Ulysses, au Kansas ; Francis et Rosella Toews, de Scio, en Oregon ; seize petits-enfants ; cinquante-trois arrière-petits-enfants ; trois arrière-arrière-petits-enfants ; ainsi que ses belles-sœurs, Bertha Jantz et Marlene Jantz, épouse de Ron Jantz.

Elle fut précédée dans la mort par son époux bien-aimé, ses parents et ses beaux-parents.

Les funérailles eurent lieu le 13 septembre 2025 à l’Église mennonite Evergreen de Scio, en Oregon. Les pasteurs Denver Unruh et Roland Loewen officièrent. L’inhumation eut lieu au cimetière Miller de Scio, en Oregon.

KOUBOU BAGNAN

Koubou Bagnan naquit près de Sogbaré, au Burkina Faso, en 1945. Elle s’éteignit à Ouagadougou, au Burkina Faso, le 20 septembre 2025, à l’âge de 80 ans.

Koubou donna son cœur au Seigneur et fut baptisée le 30 septembre 2015 par le pasteur Dan Yando. Elle demeura fidèle jusqu’à la fin.

Elle et son mari eurent la bénédiction d’avoir sept enfants.

Son mari l’avait précédée dans la mort.

Les funérailles eurent lieu le 21 septembre 2025 à son domicile de Sogbaré, au Burkina Faso. Le pasteur Souleymane Bamogo officia.

EMMANUEL ANDRIES

Un précieux petit garçon nous est né, à nous, Hugues et Amy Andries, le 31 août 2026, à 7 h 06, à l’hôpital Fleurimont, à Sherbrooke, au Québec.

Cinq mois avant sa naissance, nous avions appris qu’il était atteint d’une malformation congénitale mortelle et qu’à moins que Dieu ne le guérisse, il ne resterait pas longtemps parmi nous.

Nous sommes reconnaissants pour l’heure qu’il a passée dans nos bras. Il nous a quittés aussi paisiblement qu’il était venu au monde. Nous aimons maintenant penser à lui comme à un petit garçon en parfaite santé qui nous attend de l’autre côté. Il nous est douloureux de rester les bras vides, mais nous savons que Dieu a fait ce qui était le mieux et nous Lui faisons confiance pour l’avenir.

Ses grands frères, Louis et Étienne, l’ont aimé tel qu’il était et ont été heureux de pouvoir le toucher et le prendre dans leurs bras.

Il laisse dans le deuil ses parents, Hugues et Amy ; ses frères, Louis et Étienne ; ses grands-pères, Patrick et Kevin, et sa grand-mère, Liz ; ainsi que de nombreux oncles, tantes et cousins. Sa grand-mère Tina l’avait précédé dans la mort l’année précédente.

L’inhumation eut lieu le 5 septembre 2026 au cimetière de Béthanie, à Béthanie, au Québec. Les pasteurs Henry Dyck et Keith Wedel officièrent.

MISSIONS

ARRAH, CÔTE D’IVOIRE

Philippe et Starlyn Daigle, avec leurs enfants Luc, Lia et Adélyn, ont quitté l’assemblée de Roxton, au Québec, en compagnie de leur enseignante, Jessica Loewen, le 25 août 2026. Ils sont arrivés sains et saufs en Côte d’Ivoire le lendemain, le 26 août. Le 27 août, ils ont rejoint la mission d’Arrah, desservie jusqu’à récemment par Larry et Diana Isaac et leur famille. Philippe et Starlyn seront responsables de deux petites assemblées : Arrah et Yaffo. Ils comptent rester au moins trois ans, si Dieu le permet. Prions pour eux.

REQUÊTES DE PRIÈRE

HAÏTI : Continuons de prier pour nos frères et sœurs dans ce pays ainsi que pour tous ses habitants, afin que la paix puisse y revenir. Que la volonté de Dieu soit faite.

AVIS : Si vous avez des événements de ce type dans votre assemblée, s’il vous plaît, faites-les-nous parvenir, afin que tous puissent s’en réjouir ou prier pour vous.

ILLUSTRATEUR/ILLUSTRATRICE

Comme vous l’aurez remarqué, nos illustrations sont soit tirées d’anciens livres ou d’images libres de droits sur Internet, soit générées par une intelligence artificielle. Nous aimerions cependant mentionner que s’il y a quelqu’un avec un talent pour le dessin qui aimerait nous aider en dessinant une image (ou plusieurs) pour chaque numéro, nous en serions très heureux ! Faites-nous signe si cela vous intéresse !

RÉDACTEUR AU BURKINA FASO ?

Nous sommes toujours à la recherche d’un frère du Burkina Faso qui se porterait volontaire pour participer à l’écriture, à la diffusion et à l’administration de la revue Foi et Foyer, surtout pour avoir un lien plus direct avec les frères sur place. Si vous êtes intéressé, SVP contactez l’un des rédacteurs.

N’hésitez pas à nous écrire et à nous envoyer des articles au sujet, par exemple, de votre nouvelle naissance, ou encore de la façon dont Dieu vous a aidé à surmonter la tentation. Aussi, des articles d’enseignement de la part des anciens seraient fort appréciés ! Les textes repris d’une autre source doivent être libres de droits ou accompagnés d’une autorisation de reproduction.

Chant à mémoriser

Un chant pour les enfants cette fois !  

Si vous ne connaissez pas encore ce cantique, vous pouvez l’écouter sur le groupe WhatsApp Foi & Foyer : https://chat.whatsapp.com/E1Ny1xdujpkGkyE3qCzo3t

Liens utiles : Foi et Foyer – foietfoyer.org

Église de Dieu en Christ (mennonite) :

churchofgodinchristmennonite.net/fr/

Société évangélique de bibles et traités : gtbs.org/fr

Missionnaire anabaptiste : missionnaireanabaptiste.org

Témoin anabaptiste : temoinanabaptiste.com

Envoyer toute correspondance à : foietfoyer@gmail.com

Abonnez-vous via notre site, foietfoyer.org, ou sur le groupe WhatsApp


[1] Cette histoire contient de nombreuses bonnes leçons et il est probable que son autrice ait vécu une nouvelle naissance, mais ce texte aurait bénéficié d’une mention explicite de la repentance et de la régénération. — NDLR

[2] Dans les prochains numéros, nous espérons raconter son histoire plus en détail dans la rubrique « Histoire de l’Église ».


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